Le Premier Ministre, Shinzo Abe, se prépare dans les prochains jours à annoncer l’entrée du Japon dans les négociations de l’APTP (ou Accord de Partenariat Trans-Pacifique, comprenant 4 pays ayant ratifié le traité et 9 en négociations – dont le Japon) après s’être entretenu avec le président des États-Unis, Barack Obama.

APTP
Les pays signataires apparaissent en vert tandis que les pays en négociation apparaissent en orange sur cette carte de 2011. Le Japon vient donc s’ajouter aux pays en négociation. (© Nanatsubo)

« De façon regrettable, les pays d’Asie voient l’alliance Japon-États-Unis comme un échec », déplore Abe. « Il est extrêmement important de prouver que nos liens sont au beau fixe ». Durant la campagne pour les élections du 16 décembre 2012, Shinzo Abe avait beaucoup critiqué l’ancien parti au pouvoir en qualifiant leurs actions « d’échec politique ». Le but du gouvernement japonais est de convaincre les États-Unis de la dispense de l’élimination des taxes sur certains produits, tels que la viande de bœuf et le riz.

Shinzo Abe est convaincu que joindre l’APTP  devrait permettre au Japon de profiter des bénéfices du libre-échange tout en protégeant les industries locales. Toutefois, des protestations se font entendre du côté de l’opposition, ainsi que de son propre parti, sur le risque d’afflux de produits agricoles moins chers provenant de l’extérieur. Le PLD (Parti libéral-démocrate) s’était d’ailleurs engagé à ne pas prendre part aux négociations s’il n’y avait pas de promesse sur les taxes. Le gouvernement a promis qu’il prendrait des mesures pour soutenir l’agriculture locale, ainsi que la préservation du système d’assurance maladie. « J’utiliserai toute ma force pour assurer l’intérêt national », a ainsi déclaré Shinzo Abe.

Claire Bouyssou – sources : The Japan Times, Asahi Shimbun