correspondantjaponaisUn de mes objectifs en me rendant au Japon était de me faire des amis japonais. En effet si je fais partie de ceux qui voyagent en solitaire et qui n’ont besoin que d’eux et d’un bon livre pour être heureux, il m’arrive d’avoir besoin de contact humain.

Et notamment, d’échanger, de partager, de rigoler mais assez parlé de moi. Afin d’atteindre ce but, j’ai cherché depuis la France des associations proposant des activités, ou des soirées et c’est ainsi que j’ai trouvé une page Facebook parlant d’un échange franco-japonais ayant eu lieu le mois précédent. Après de plus amples recherches, j’ai constaté qu’une soirée du même type était prévue pour la deuxième semaine de mon arrivée. Je me suis empressée de réserver sans chercher à en savoir plus.

Quelle ne fut donc ma déconvenue en constatant que l’entrée était payante…

  • 3000yens pour les hommes japonaises
  • 2500yens pour les femmes japonaises
  • 2000yens pour les hommes français
  • 1500yens pour les femmes françaises.

Je faisais partie de l’heureuse catégorie mais ceci dit je trouvais cela un peu exagéré jusqu’à ce que je constate que les boissons étaient gratuites ce qui justifiait tout de suite le prix.

Si vous vous demandez le pourquoi du comment des tarifs pour la catégorie « hommes japonais » j’y reviendrais après.

Nous voici partis (moi et un ami japonais) bravant vent, marée, tempête (il fallait en vouloir pour sortir par ce temps de m****) pour nous rendre à notre premier échange linguistique (sans aucun sous-entendu hein!)

Habituée à ce genre d’échange à Paris, je me demandais comment celui ci allait se passer.

Serions nous assis autour de table par petits groupes ? Des jeux étaient-ils prévus ? Ou était ce plutôt ambiance soirée où chacun fait ce qui lui plaît ? (là encore sans aucun sous-entendu)

Bref nous voici devant le bâtiment, nous hésitons quelques secondes avant de rentrer en passant un jeune homme nous sentant un peu perdu nous lance un :

– « C’est pour la soirée ? (en français dans le texte)

– « oui » lui répondis-je

Avant de lui emboîter le pas suivi par Osaka-man (encore lui) un peu intimidé.

Dans la file qui nous mène à l’entrée, des Français…enfin quelques un parlant en anglais.

Nous rentrons, déposons nos manteaux, allons payer, Osaka-man essaie de se faire passer pour une femme française mais échoue lamentablement, et nous voilà dans la salle où tout se passe.

Des japonais…peu de francophones…comme je vous le disais ça cause en japonais et en anglais. Encore une file pour prendre une boisson et nous voilà partis à la recherche d’un coin pour s’asseoir. Et comme de bien entendu il n’en avait pas. Nous nous retrouvons donc debout à regarder et à envier les gens assis, jusqu’à ce qu’une japonaise sentant notre désarroi se lève et me cède sa place (avec le recul j’espère que c’était par gentillesse et pas parce qu’elle a cru que j’attendais un heureux événement ce qui n’est pas le cas mais passons). J’engage la discussion avec elle et les personnes qui m’entourent pendant que le pauvre Osaka-san se retrouve assis sur un fauteuil à l’écart. Mais le Japonais étant observateur la damoiselle se rend compte de la situation et essaie de l’intégrer à la conversation malgré la musique.

Car il y a avait de la musique en fait je vous avoue que cela ressemblait assez à une soirée dans un bar quelque part dans Tokyo : de la musique, des boissons, des snacks, quelques chaises et des gens allant de ci et là pour parler avec des personnes de leur choix. Rapidement des groupes se sont formés soit parce que certains étaient venus en groupe où parce qu’ils se sont retrouvés assis au même endroit comme se fut mon cas. En général dans ce genre de situation on ne parle qu’avec ses voisins et les électrons libres qui feront l’effort de chercher à s’intégrer.

Revenons à moi assise sur un canapé comme une princesse autour de laquelle Français et Japonais se bousculaient (j’exagère à peine là ou peut être juste un peu)

Donc dans un premier temps j’ai discuté avec les personnes autour de moi. Puis Osaka-san ayant envie de se faire de nouveaux amis a décidé de parler et encouragé par moi (très important) a abordé les gens qui passaient avant de me les présenter. On peut pour ainsi dire qu’il a joué les rabatteurs et je ne l’en remercierais jamais assez. J’ai fait pareil de mon côté et nous avons pu discuter avec des Français et des Japonais ce qui fut très plaisant.

Je ne vais pas vous raconter la soirée en détail. Pour résumer l’ambiance était agréable et nous nous sommes amusés. Peut être aurions nous dû naviguer de ci de là et aborder plus de gens mais quand on est timide ce n’est pas chose aisée.

Les organisateurs ont été présents et ont essayé de parler avec tout le monde malgré leur boulot ce que j’ai beaucoup apprécié.

Comme toute soirée française digne de ce nom à 21h55 on nous a gentiment montré la sortie et comme tout français qui se respecte nous avons râlé parce que nous n’avions pas fini nos verres.

Voilà pour ma première soirée d’échanges franco-japonais…

Aah j’avais promis de vous dire pourquoi c’était si cher pour les hommes japonais…Parce qu’ils font comme beaucoup de français lorsqu’ils vont dans ce genre de rencontre à la capitale. Ils viennent draguer.

Du coup le prix est un moyen d’en réduire le nombre. Flûte…

La prochaine chronique abordera la préfecture de Saitama et ses trésors ou mon « Noël japonais » on verra.

A bientôt !

Axelle