Vous pensiez que je vous avais oublié mais pas du tout j’adore me faire désirer, j’arrête ici mes bêtises. Nos mésaventures pour aller voir Fuji-san ne nous ayant pas suffi nous avons décidé de partir à Sapporo.

Hôtel de ville de Sapporo.
Hôtel de ville de Sapporo.

Oui vous avez bien lu, Sapporo, la capitale d’Hokkaidô, l’île la plus au Nord du Japon, connue pour son climat particulier surtout en hiver. Car sachez le, il neige à Hokkaidô à partir de Novembre et ce n’est pas un mensonge.

Je dois vous l’avouer, plus la date du départ se rapprochait moins j’avais envie d’y aller. La neige c’est beau, mais ça fait glisser et j’ai une peur panique de tomber surtout que nous n’étions pas équipées , en plus la perspective de ce long voyage en train ne m’enchantait guère.

Car Tôkyô-Sapporo en train c’est deux changements : l’un à Shin-Aomori, l’autre à Hakodate, entre 9h et 10h de trajet, sans compter celui pour aller à la gare de Tôkyô et un passage sous la mer.

Même si les trains japonais sont très confortables, ça reste long ! Et au retour en grandes kamikaze nous faisions une escale à Tôkyô avant de foncer à Ôsaka soit 13h de train !

Comme nous sommes des femmes fortes nous l’avons fait !

J’ai passé une grande majorité du voyage à dormir. A partir de Shin-Aomori, les bentô (plateaux repas) offraient des spécialités d’Hokkaidô et donc beaucoup de poisson. Le train met aussi à votre disposition des magasines parlant des choses à faire ou à voir dans le coin.

Je ne pourrais guère vous parler des paysages que je n’ai pas beaucoup vu alors attaquons le cœur du sujet : Sapporo !

De la neige, de la neigeuh!
De la neige, de la neigeuh!

Nous sommes arrivés vers 20h30 et bien sur il avait neigé.

Sur place, nous devions résider chez des connaissances de l’amie qui m’accompagnait qui sont venus nous chercher à la gare. En sortant, il y avait de la neige presque partout. Les routes étaient blanches et à ma grande surprise, il n’y avait pas de sable, ou de sel et aucune chaîne aux roues des voitures.

Ouais, les gens de Sapporo roulent sans chaîne et je vous avoue que lorsque vous voyez et surtout vous sentez la voiture glisser vous ne rêvez que d’une chose: qu’elle s’arrête !

Ce qu’elle a fait après un moment. Nos hôtes, charmant et agréable au demeurant nous ont amené chez des amis à eux qui tiennent un restaurant de curry d’un genre particulier. En effet le Mirch propose un curry sans eau, excellent accompagné de Nan à tomber par terre, les prix sont abordables, le staff très gentil. Bref on a été à Sapporo manger indien !!

Quelque part entre Otaru et Sapporo. Quand la neige rencontre la mer.
Quelque part entre Otaru et Sapporo. Quand la neige rencontre la mer.

Nous avions décidé de rester trois jours, en comptant deux jours de trajet ce qui ne nous laissait qu’une journée pour visiter.

Direction Otaru, une ville conseillé par les natifs et des amis ayant eut l’occasion d’y séjourner.

Alors Otaru, autant le chemin pour y aller m’a beaucoup marqué car voyez vous voir la neige au bord de la mer c’est très impressionnant pour la jeune fille que je suis qui pensais que ce mélange était impossible. Par contre la ville en elle même ne nous a pas spécialement impressionné. Après réflexion nous en avons conclu que les onsen qui l’entourent devaient en être l’atout ou alors que nous n’étions pas douées.

Retour sur Sapporo et petite promenade dans le centre-ville.

Ah j’ai oublié de vous dire que nous marchions au ralenti à cause des amonts de neige, c’est à croire qu’ils ne prennent pas le temps de dégager les routes du coup à Hokkaido, on marche lentement, personne ne court, les voitures lambinent, on vit au rythme de la neige.

Départ sous la neige pour changer.
Départ sous la neige pour changer.

Donc nous avons rejoint le parc et sommes arrivées à un marché de Noël allemand je crois, après avoir fait un petit tour, nous avons admiré les illuminations et sommes rentrées. 

Marcher dans la neige est vraiment épuisant.

Départ pour Ôsaka le lendemain à 8h ! Il recommençait à neiger et se déplacer sous la neige à 6h et quelque avec les sacs n’a pas été une mince affaire. Mais c’était féérique. La neige qui craquait sous nos pas, qui nous entourait, le silence, on avait l’impression d’être ailleurs.

Le paysage de Sapporo. Sauvage.
Les paysages d’Hokkaidô. Sauvages.

Sur le retour j’ai beaucoup moins dormi et ai pu apprécier les paysages. Hokkaidô est un charmant mélange de villages côtiers sous le soleil, et de plaines, steppes, noires, marrons et vertes qui vous donne l’impression d’être en Russie.

 C’est vraiment un coin à visiter.

Si je devais le refaire je louerais une voiture pour pouvoir mieux apprécier le changement de paysages d’un voyage au japon.

Voilà pour nos aventures à Hokkaidô.

Dans la prochaine chronique on parlera des logements (oui je sais encore)

A bientôt

Axelle