Carnet de voyage : Une journée à Tôkyô

Pour ma première visite à Tôkyô,  j’ai eu la chance de me promener avec Ôsaka-san qui m’a gentiment servi de guide. Comme son surnom l’indique ce cher monsieur vient de la ville d’Ôsaka. Je trouve totalement logique de faire mes premiers pas à Tôkyô avec une personne originaire d’une autre ville et vous ne me contredirez pas n’est ce pas ?

L’entrée de la Rue Nakamise reconnaissable entre toutes

Nous nous sommes retrouvés de bon matin à Asakusa, bien sûr je suis arrivée la première (les Japonais ne sont pas toujours aussi ponctuel qu’on veut bien le faire croire hein) et ce cher monsieur m’a rejoint 10 minutes après .

Nous voilà partis vers la Rue Nakamise qui comme je l’avais vu et lu sur internet grouille de monde. J’ai vu quelques étrangers de ci et de là mais beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais, des japonais, des chinois, des coréens, et souvent des collégiens en voyage scolaire.

De ce que je retiendrais de cette rue, se sont les couleurs et les odeurs. Comme vous le savez ou pas, la rue Nakamise est entourée de boutiques de vêtements, de baguette, de nourriture, etc. Les couleurs des Yukata et des devantures attirent votre regard pendant que de délicieuses odeurs vous chatouillent les narines et attisent votre appétit. Partout des marchands hèlent les passants et donc c’est assez bruyant.

Très beau temple, avec un peu de chance vous y croiserez des moines ou un mariage traditionnel.

Arrivés au Temple Sensoji, mon guide et moi avons pris un bain d’encens pour chasser les énergies négatives (si j’ai bien compris), avant de nous diriger vers une des salles du temple puis de nous en aller.

Et oui, mon guide est d’Ôsaka et ne connaît donc pas les petits coins cachés. Nous nous sommes promenés un peu dans le quartier avant de retourner vers la rue principale.

Si j’ai fait comme si je n’avais pas faim en y passant la première fois, Ôsaka san lui ne s’en est pas caché et nous a payé de délicieux gâteaux tout chaud, aux bonnes odeurs d’épices et fourré à la pâte de haricot rouge, un vrai délice.

M. Ôsaka a alors réalisé que 35 minutes seulement s’étaient écoulées et que la journée venait à peine de commencer ! Que faire du temps restant ?

Direction Shibuya !

Aaah pendant que j’y suis faisons une petite parenthèse concernant les transports à Tôkyô.

Vous avez sûrement beaucoup lu à ce sujet : que c’est compliqué, que c’est cher, qu’on paye dès qu’on sort, etc, etc.

Soyons clair, ça peut être compliqué car il y a différents types de ligne, c’est également assez cher et concernant cette histoire de « on paye dès qu’on change », je vais tenter de vous l’expliquer parce que je pensais l’avoir compris mais c’est seulement à mon arrivée ici que j’en ai saisi le fonctionnement.

A Tôkyô, il y a plusieurs types de ligne :

  • Les lignes JR (Japan Rail) qui sont l’équivalent de lignes TGV et qui en général sont indiquées dans les panneaux par un rectangle de couleur.
  • Les trains de banlieues (rapides ou lents) qui correspondraient à nos trains corail ou intercités.
  • Les lignes de métro indiquées elles par des ronds de couleur.

Lorsqu’on vous dit que vous payez dès que vous changez voici ce que cela sous entend.

Admettons que vous venez de la banlieue de Tôkyô pour aller au centre, vous prenez un train pour Shinjuku et sortez de la gare, vous payez le trajet extérieur-Shinjuku MAIS si vous devez reprendre le métro par exemple, vous allez payer le trajet extérieur-Shinjuku puis Shinjuku-Harajuku.

En fait c’est simple et onéreux, dès que vous faîtes un changement de métro vous payez !

Par contre les changements des lignes de trains ne sont pas payants. Je l’ai vérifié vu que je me suis perdue sur des lignes de banlieue. J’ai pu prendre 5 trains et je n’ai payé que le trajet entre la gare où j’ai passé mon pass en entrant et celle où je l’ai passé en sortant. 

J’espère avoir rendu plus clair l’utilisation du métro et concernant la fraude, ce n’est pas la peine d’y penser, il y a toujours quelqu’un qui surveille près des portiques. Si jamais j’ai raconté des bêtises ou omis des détails importants concernant les transports n’hésitez pas à le faire remarque. (note de Japoninfos : il existe différentes compagnie de train au Japon, comme c’est privatisé il n’y a pas qu’une seule SNCF. Si vous êtes munis d’un ticket simple, faites attention à bien vérifier la compagnie, lors d’un changement de train.)

Pendant que je suis dans les parenthèses il y a de fortes chances que je retourne dans ces quartiers et que j’en reparle dans une prochaine chronique car Ôsaka-san ne m’a pas fait de visite approfondie.

Alors Shibuya.

C’est grand…ça brille, partout des gens habillés de façon plus ou moins à la mode et cela des piétons aux modèles sur les affiches.

Après avoir fait un tour dans le magasin Loft qui vend plein de choses géniales, à des prix plus ou moins excessifs selon vos bourses, nous sommes allés manger des sushis (mon envie du jour).

Après quelques recherches sur son téléphone,  Ôsaka san a fini par trouver un restaurant de sushi, vous savez ceux où les sushis défilent sur des tapis et où vous vous servez seul.

J’étais comme une enfant dans un magasin de jouet, tout m’intriguait et m’amusait. Bref, revenons au repas je ne suis pas une spécialiste en sushi mais Ôsaka-san ne s’étant pas plaint je suppose qu’ils étaient bons. (re-note de Japoninfos : les kaiten sushi (restaurant à sushi sur plateau tournant), sont des sushis généralement bas de gamme, si vous souhaitez déguster de bon sushi privilégiez des petits restaurants autour du marché au poisson de tsukiji)

J’ai mangé 5 assiettes (4 de 2 sushis et une de «poulet frit ») et j’en ai eu pour 7 euros environ. Aaah oui parce qu’il n’a pas payé, pourtant mes amies japonaises m’avaient assuré que les hommes plus âgés payaient toujours pour leurs compagnes (encore un stéréotype qui vole en éclat), et quand on a pas trop de sous ça aide. Ôsaka-san doit être jeune, ou radin (il paraît que c’est propre aux gens du Kansai) voire les deux, bref passons à la suite.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Harajuku où n’avons pas fait long feu, j’ai fui devant tout le rose des devantures des magasins mais j’y retournerais ! Du coup, nous avons fait une petite promenade dans le parc du Sanctuaire Meiji où nous avons pu admirer deux mariages traditionnels ainsi que des petits en kimono venus au temple pour le Shichi-go-san.

Kawaii (mignon) n’est ce pas ?

Le shichi-go-san (ou sept cinq trois) est une fête traditionnelle japonaise qui a lieu le week-end le plus proche du 15 novembre. C’est un rite de passage célébrant les enfants de trois ans , les garçons de cinq ans et les filles de sept ans. Pour l’occasion les enfants reçoivent des bonbons, si vous souhaitez en savoir plus concernant cette fête internet est votre ami.

Ensuite, nous avons fait une petite pause dans le parc de Yoyogi où l’ambiance m’a rappelé celle des jardins en France les jours de beau temps ; des enfants et leurs parents qui jouent, les jeunes qui pique-niquent en buvant du vin, les couples qui se prélassent… la seule différence notable  c’est que personne n’était en maillot de bain.

Après ce petit bol d’air, Ôsaka-san m’a amené à Ebisu, au musée de la photographie où nous nous sommes culturés (non ce n’est pas une faute ce mot existe dans mon dictionnaire) avant de prendre un petit café en terrasse gracieusement offert par mon cher guide.

Le soir venu direction Odaiba où nous avons mangé de délicieuses okonomiyaki avant de nous promener en bord de mer pour y admirer la vue.

Vue sur le Rainbow Bridge. Odaiba de nuit. Juste du bonheur.

Ainsi s’est achevée ma première journée à Tôkyô, mais sûrement pas ma dernière. Le thème de la prochaine chronique ? Vous le verrez bien!

A bientôt!

Axelle