Aller au Japon sans aller voir le Mont Fuji c’est comme aller en France et éviter la Tour Eiffel, enfin pour moi. Dans mes rêves les plus fous je me voyais au pied de cette imposante montagne, essayant de deviner son sommet à travers les nuages, je voulais la mitrailler de photo, en faire le tour si possible, manger en ayant vue sur elle. Du coup je me suis motivée et, avec une amie, nous sommes allées dire bonjour à Fuji-san.

Le Mont Fuji dans toute sa splendeur (ou presque)
Le Mont Fuji dans toute sa splendeur (ou presque)

Après recherches, nous avons décidé que prendre le bus reviendrait moins cher que de prendre un des pass pour le train. En effet l’aller retour était à 3400 yens contre 7200 pour un pass de trois jours. Sachant que nous ne comptions y rester qu’une journée, le choix était tout fait. Il a fallut par la suite trouver l’endroit d’où l’on verrait le mieux, le plus attractif, le plus proche du Mont Fuji. Notre choix s’est arrêté sur le lac Kawaguchi (Kawaguchiko) à partir duquel nous devions pouvoir avoir accès aux quatre autres lacs qui entoure le volcan, et qui est réputé pour sa vue sur le Mont Fuji.

De bon matin nous voici à Shinjuku à chercher la gare routière, qui, si elle n’est pas cachée n’est pas non plus super facile à trouver. On achète nos tickets, après quelques minutes d’attente on embarque dans un bus assez confortable où je m’endors après seulement 10min sur la route. Après deux bonnes heures je me réveille aidée par les ronflements d’un des passagers et constate que Fuji-San est tout près, enfin, plus que lorsque j’étais à Tôkyô. Au fil de la route, il disparaît, puis réapparaît sous mes yeux ébahis, je n’ai qu’une envie le voir de plus près.

Nous passons le Parc d’attractions Q-Fuji où se dresse d’impressionnantes montagnes russes et continuons notre avancée. Même si la montagne est plus proche, je n’ai pas l’impression que le bus va nous amener à sa base. Impression confirmée lorsqu’il s’arrête à la gare de Kawaguchiko terminus.

Petite vue des bords du Kawaguchiko
Petite vue des bords du Kawaguchiko

Après être descendues dans le froid nous regardons le Mont Fuji encore si loin et partons à la pêche aux infos. On nous indique qu’un bus devrait nous rapprocher car faisant le tour de deux des lac : le Saiko et le Kawaguchiko. Nous embarquons et la promenade commence. Le premier lac est immense, sauvage, le vent fouette le bus et nous apprécions de faire cette balade au chaud.

Les arrêts se succèdent à des endroits stratégiques : hôtel, marché, sites touristiques, grottes… mais nous n’avons pas l’impression de nous rapprocher.

Cela dit, lorsque je constate que nous sommes sur la route qui nous ramène à la gare, je vous avoue m’être sentie un peu désemparée. Pourquoi, n’arrivions nous pas à nous rapprocher? Était-ce impossible? Avions nous mal fait les recherches?

Du coup, nous voilà reparties en quête de renseignements. La guichetière nous dirige gentiment vers le point d’informations aux voyageurs se trouvant à proximité de la gare où l’on nous explique que l’un des moyens de mieux voir le Mont Fuji est une promenade en bateau car à cause du vent ce jour là les téléphériques avaient été arrêtés.

 Le fameux bateau sensé nous rapprocher de notre but
Le fameux bateau sensé nous rapprocher de notre but

Comme vous vous en doutez, nous nous sommes empressées de nous diriger vers le port pour embarquer sur un petit bateau qui nous a fait faire un voyage d’une vingtaine de minutes environ. Le personnel s’est montré très accueillant et un film parlant du Mont Fuji et des traditions de la région a été diffusé en anglais.

Enfin, nous avions une vue magnifique sur Fuji-San même si le somme était un peu couvert. J’avoue cependant avoir été déçue de la distance, trop importante à mon goût, qui nous séparait.

Du coup, l’un de mes objectifs lors de mon prochain voyage au Japon sera de me rapprocher le plus possible du Mont Fuji et qui sait peut être d’en tenter l’ascension ! (je crois que je me surestimes un peu cela dit).

Dans la prochaine chronique on parlera de notre voyage presque sans fin pour Sapporo.

A bientôt!

Axelle