La Société Pédiatrique du Japon (JPS) compte créer un base de données qui enregistrera les décès d’enfants, ainsi que les circonstances de leur mort afin de tenter de prévenir les décès par accidents ou par maltraitance.
Ce système s’appliquera aux enfants décédés avant leur 18ème anniversaire, incluant aussi ceux qui sont morts d’une mort naturelle.

Dans le cas de noyade dans une baignoire par exemple, la société collectera des informations comme la hauteur de la baignoire, le niveau de l’eau et le stade de développement de l’enfant. En cas de maltraitance, les photos des parties du corps violentées seront enregistrées, avec les antécédents traumatiques de l’enfant et ses dossiers de santé. C’est ainsi que la JPS comparera toutes les données pour mettre en place des mesures qui pourraient empêcher ces décès.

Actuellement, les détails sur la cause des décès ne peuvent pas être tirés des statistiques d’enquêtes nationales. La JPS va lancer des projets pilotes dans divers endroits dès ce printemps, avec pour objectif de les rendre totalement opérationnels dans deux ou trois ans. Elle prévoit de créer des partenariats avec des tribunaux, des centres de consultations pour l’enfants et d’autres organismes pour recueillir un maximum de données.

Il y a environ 5000 personnes de moins de 18 ans qui décèdent chaque année au Japon. Les accidents de la route font parti des premières causes de leur décès. Un groupe de chercheurs du Ministère de la Santé à révélé que le taux de mortalité des nouveaux-nés au Japon était le plus bas parmi les 27 pays développés. Le pays est toutefois classé 17ème en ce qui concerne le décès des enfants agés de 1 à 4 ans. Le nombre d’enfants tués par maltraitance est de 50 par an. Cependant, les enquêtes nationales actuelles ne donnent pas de détails sur les circonstances de ces décès.

Amandine – Source : Asahi shimbun

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