Depuis le 19 septembre, plusieurs plats à base de viande de baleine sont proposés dans le restaurant du quartier général du Parti Libéral Démocrate. Une simple coïncidence ou provocation qui intervient alors que la Commission baleinière internationale vient juste de condamner sévèrement les chasses menées par le Japon.

Une baleine et un baleineau hissés à bord du navire usine Nisshin Maru (© Customs and Border Protection Service, Commonwealth of Australia)
Une baleine et un baleineau hissés à bord du navire usine Nisshin Maru (© Customs and Border Protection Service, Commonwealth of Australia)

La Commission baleinière internationale (CIB), un organisme chargé de réguler la chasse à la baleine, a adopté le 18 septembre lors d’une réunion réunissant pas moins d’une soixantaine de pays, une résolution visant à faire arrêter les chasses à la baleine menées par le Japon sous couvert « scientifique » dans l’Antarctique. Le gouvernement japonais à tout de suite réagi à cette décision en déclarant : « nous trouvons cette décision regrettable […], nous travaillons actuellement sur un nouveau projet de chasse à la baleine à des fins scientifiques pour 2015-2016 qui sera en accord avec les régulations de la Cour Internationale ». Les critiques contre cette pratique accusent le Japon d’évoquer des prétextes dits scientifiques pour cacher en réalité un commerce organisé par l’État.

Coïncidence ou provocation? Le 19 septembre, l’apparition de menus servant de la viande de baleine dans le restaurant du quartier général du Parti Libéral Démocrate au pouvoir semble retentir comme une réponse de la part du gouvernement. La proposition de ces nouveaux mets vient de Toshihiro Nikai un grand ponte du parti qui a déclaré que c’est un geste pour « promouvoir la culture culinaire japonaise ». Il a ajouté à cela : « la viande de baleine est essentielle à notre régime alimentaire ». Des paroles qui ne seront pas du goût des défenseurs des baleines et de l’environnement.

Daï Kaho – sources : Japan Times , Asahi Shimbum

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10 Commentaires

  1. C’est dégueulasse la viande de baleine ou de dauphin. C’est de la viande qui pue. Il faut un litre de sauce soja pour atténuer le goût.
    Franchement, il y a mieux que cette obsession nostalgique dépassée de la chair de cétacé pour promouvoir la culture culinaire japonaise.
    Je pense que les Japonais n’ont pas de chance d’être représenté par des dirigeants moisis aux réactions médiocres et puériles.

  2. Intéressante cette remarque de Defrey. Qui peut déboucher sur des réflexions sociologiques. Apprécier les aliments qui puent : baleine pour les Nippons, fromages pour les Français. Otez-moi d’un doute. On vendait bien jadis des petites culottes de collégiennes usagées (je parle de la culotte) dans les supermarchés à l’attention de vieux messieurs respectables. Ca se fait encore ? Deep, 15 ans à Tokyo, pourrait nous relater son ressenti (j’ai osé) personnel à la suite de son achat.

    PS (post-scriptum) Ceci était une digression. Je soutiens à fond Deep dans les siennes contre les Torquemada si policés, le doigt sur la couture. Que vaudrait un billet s’il n’y avait pas les commentaires y afférant, même s’ils s’éloignent du fil.

  3. J’ai testé la viande baleine un jour où je me suis planté dans les étiquettes. La viande est rouge foncé mais ne pue pas, quand au goût il est très banal, ça peut passer pour du bœuf si l’on est pas difficile et en le faisant bien cuire. J’ai limpression que les Japonais ne raffolent pas de steak saignants. Donc bien cuit on sent bien le gout de semelle et avec la sauce, ça passe.
    Les petites culottes, je ne sais pas, jamais vu ou plutôt jamais cherché. Pour le ressenti demande à JP, ça l’intéresse.

  4. J’en ai mangé tout frais en sashimi (du kujira sans autre détails) chez des amis pêcheurs japonais à Tokyo.
    Si je refusais, j’allais me faire butter… Non je plaisante! Des pêcheurs amateurs avertis qui me vantaient la fraîcheur et la fameuse tradition ancestrale.
    Eh biens ans sauce soja gingembre et poireau émincé, c’est une viande rouge avec un arrière goût de mer très fort et assez désagréable.
    Encore plus désagréable, le sashimi de dauphin en restaurant. C’est rare, mais même avec la sauce, Le goût de la mer est profond.

    Je pense sérieusement que, malgré les dires des responsables nippons vantant la tradition culinaire incontournable, la viande des mer n’a aucun succès chez les Japonais de l’an 2000.
    Par conséquent ces responsables mentent royalement sur le sujet dans l’intérêt de préserver une industrie essoufflée vouée à disparaître avec la corruption qui l’accompagne, où dans l’intérêt de l’industrie des croquettes pour chiens au Japon qui utilise le stock de baleine invendu pourrissant depuis les années de chasses à des fins « scientifiques » de l’époque des expéditions régulières en Antarctique, expéditions qui ont pris fin « officiellement » cette année.

    En gros, Il reste de la viande de boeuf des mers à écouler.

    Vous voyez mic, le fait de voir les Japonais raffoler de la baleine en sushi n’est qu’une fausse image. Ils s’en foutent grave de la viande de dauphin! Ils préfèrent manger autre chose, et ils ont bien raison. Je la déconseille à tous.

    C’est comme les machines à petites culottes dans tous les coins de rue à Tokyo. c’est évidemment faux.
    C’est un cliché médiatique qui à grossi le fait qu’il y a bien ce genre de produits proposé, mais uniquement dans les sex shops des quartiers chauds ou sur les sites ciblants les pervers pépères…

    Attention aux clichés!

  5. Laisse tomber les culottes Telly. C’est de la pure arnaque. J’ai connu des femmes japonaises qui vendaient les leurs à un très bon prix et qui ne ressemblaient absolument pas aux kawaï petites collégiennes sur les photos agrafées avec le package entourant la culotte répugnante car pas lavée.
    (C’est la demande de ce marché-là.)
    Fais-moi confiance, les culottes vendues n’appartiennent pas à des jolies filles, mais à des thons ou des baleines!!
    C’est de la publicité mensongère. ^^
    ( T’as vu? J’en connais un rayon. 😉 )

    Pour en revenir cette fois au menu, et à l’intérêt sociologique que mic porte pour le Japon, au niveau des mets odorants, je comparerais plutôt le fromage au fameux natto!
    encore qu’on n’en raffole que dans la région du Kanto, à ce qu’il paraît?
    Le natto est devenu un classique dans le restaurant du Fort Boyard, où les candidats, pour réussir l’épreuve, doivent manger en entier des aliments « immondes » venant pourtant, justement, du monde entier… 😀

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