Débuts prometteurs pour le premier sumo africain du Japon

Abdelrahman Ahmed Shaalan égyptien de 20 ans, surnomé Osunaarashi (La grande tempête de sable) a fait un début remarqué durant le Grand Tournoi de Sumo du Printemps, à Osaka. Il a gagné face à Yuya Fukuzato, âgé de 18 ans, ce 13 mars.

© NHK world

Osunaarashi est né et a été élevé à Giza, ville des grandes pyramides. Il a toujours été intéressé par les arts martiaux et a eu sa première expérience de sumo à l’âge de 15 ans. Il ne pouvait battre les lutteurs plus petits, mais c’est ce qui l’a poussé à continuer ce sport. Osunaarashi trouve intéressant le fait de ne pas pouvoir battre ses adversaires simplement par la force.

C’est l’été dernier qu’il décide de venir au Japon. La plupart des demandes d’Osunaarashi d’entrer dans une école de Sumo, qui n’ont le droit d’accepter qu’un étranger par an, ont été rejetées. C’est finalement l’écurie Otake qui va l’accepter. Le maître était impressionné qu’un Egyptien soit volontaire pour venir au Japon alors que bon nombre d’étranger fuit ou s’abstienne de visiter le pays juste quelque mois après le grand tremblement de terre et l’accident des centrales nucléaires à Fukushima.

Osunaarashi fait de l’Egypte le 22ème pays étranger à produire un lutteur sumo professionnel. De 1 m89 et de 145 kg, il lui manque cependant encore de la souplesse. De religion musulmane, il devra dans le courant juillet faire le Ramadan, mais il reste confiant et pense pouvoir coupler ses engagements envers sa religion et son sport.

Il rêve de devenir un Yokozuna, un grand champion, représentant les nations Arabes et Africaines. Seuls quelques rares étrangers ont réussi ce challenge, dont des Hawaïens, Bulgares ou encore Mongols.

Carine Dupuis – Source : The Asahi Shimbun