Fukushima, l’inquiétude perdure

Près de huit mois après la catastrophe de Fukushima dai-ichi, les japonais restent inquiets à propos des taux de radiation. Des taux de césium supérieurs aux normes gouvernementales ont été mesurés (630 becquerels/kg contre 500 becquerels/kg autorisés) sur une récolte récente de riz issue de Oonami situé à une cinquantaine de kilomètres de la centrale. La récolte a immédiatement été bloquée dans l’entrepôt et tous les riziculteurs de la région ont dû  interrompre leurs livraisons. C’est la première fois depuis la catastrophe que des niveaux de radiation supérieurs aux normes gouvernementales sont détectés sur une récolte de riz.

De plus, des poches de radiation ont été découvertes à plusieurs endroits du Japon et notamment à Tôkyô. Les conditions atmosphériques et la pluie seraient les responsables de ces accumulations. Ces poches sont très localisées à l’inverse des zones de faible radiation, mais ce sont ces dernières qui inquiètent le plus les populations. En effet, les scientifiques n’ont pas de réponse unanime sur les conséquences d’une long exposition à de faibles voire très faibles niveaux de radiation. Ils bottent donc en touche et laissent aux habitant le choix sur le comportement à avoir.

Enfin, le ministre de la Défense Yasuo Ichikawa a annoncé que les forces d’autodéfense japonaises (SDF) interviendront prochainement pour des travaux de décontamination à grande échelle. Cette décision a été prises lors d’une réunion du Cabinet ministériel du 11 novembre. « Nous avons besoin de mettre en place un système solide (pour atteindre cet objectif) » a dit le premier ministre Yoshihiko Noda.

Pierre-Etienne – source: AFP-Romandie News, NHK World, The Japan Times, The Asahi Shimbun