Hausse de l’obésité infantile à Fukushima

Drapeau de la prefecture de Fukushima

Une tendance alarmante à l’obésité a été observée chez les enfants de la préfecture de Fukushima. D’après les résultats d’une enquête nationale de santé scolaire publiés par le ministère de l’éducation, la préfecture présente le taux le plus élevé d’enfant atteint d’obésité entre 5 et 9 ans.

Un membre du Conseil préfectoral de l’éducation de Fukushima  attribut cette tendance au manque d’exercice physique et au stress dû à la vie prolongée dans les abris et les restrictions pour les activités d’extérieures après l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima suite au séisme de mars 2011.

L’enquête comprenait un échantillon aléatoire à l’échelle nationale de 695 600 enfants de maternelles, d’écoles primaires, de collèges et lycées, de 5 à 17 ans, d’avril à juin. L’échantillon représente environ 5% des enfants de tout le Japon dans cette tranche d’âge.

En comparaison avec les chiffres de l’année scolaire 2010 (l’enquête n’a pas été mené en 2011 en raison de la catastrophe), à Fukushima, le taux pour les garçons de 6 ans atteints d’obésité est passé de 6,2% à 11,4%, la plus forte hausse observée.

Ensuite, le groupe constitué de filles de 8 ans a montré aussi le plus fort taux d’obésité, atteignant 14,61%, quasiment le double des 8,1% enregistrés en 2010.

Les préfectures de Miyagi et d’Iwate ont également des niveaux élevés d’obésité infantile. Néanmoins, l’augmentation du nombre d’enfants touchés dans préfecture de Fukushima reste la plus impressionnante parmi les trois préfectures, qui ont été les plus durement touchées par le séisme et le tsunami.

Encore beaucoup d’enfant de Fukushima vivent dans les abris, éloignés de leurs foyers. De plus, presque la moitié des écoles primaires publiques ont limité les activités en plein air, du fait de la radiation possible des terrains scolaires.

En ce qui concerne le pic de l’obésité chez les 5 à 9 ans, un membre du conseil de l’éducation a supposé que les parents étant très préoccupés par les effets des radiations, en particulier sur leurs enfants en bas âge, ont pu également avoir limité les jeux à l’extérieur.

Carine Dupuis – source : Daily Yomiuri