L’objectif du Japon au JO de Pékin

Japon: gagner au moins 10 médailles d’or pour obtenir l’organisation des JO-2016

Le Japon, qui avait pris la cinquième place au nombre de médailles à Athènes, veut garder sa place aux jeux Olympiques de Pékin organisés par le grand voisin rival, et surtout ne rien céder au troisième grand d’Asie, la Corée du Sud.

« Nous visons un score de médailles d’or à deux chiffres et un total de plus de 30 médailles », a annoncé Tomiaki Fukuda, le chef de la délégation nippone à Pékin.

Pour ce faire, le Japon compte sur une nouvelle génération de filles et sur ses vedettes d’Athènes en judo, natation, marteau, marathon dames et lutte féminine.

« Nous verrons sur place combien de titres on peut ajouter à notre score précédent », a expliqué Fukuda qui estime qu’il faut en ramener au moins 10 en or pour que la candidature de Tokyo à l’organisation des Jeux de 2016 soit prise au sérieux. La capitale japonaise est en concurrence avec Chicago, Madrid et Rio de Janeiro.

Par chance, les épreuves de judo, point fort de l’archipel, commencent dès le début des Jeux, le lendemain de la cérémonie d’ouverture, avec notamment un titre en -48 kg dames, une catégorie que survole depuis deux olympiades l’idole de tout un peuple, Ryoko Tani.

« Si on arrive à prendre deux médailles d’or le premier jour, ça donnera du rythme pour la natation et l’athlé », prédit Haruki Uemura, directeur de la délégation Japonaise.

Le judo a rapporté 8 médailles d’or à Athènes, mais seulement trois pour chacun des deux derniers championnats du monde de 2005 et 2007.

Ensuite, restent des atouts en gymnastique, athlétisme, marathon féminin, natation et lutte.

La lutte féminine, discipline qui devenue discipline olympique que depuis 2004 et où les Nippones détiennent 17 titres mondiaux, pourrait faire une razzia.

La marathonienne Mizuki Nogushi veut renouveler son exploit d’Athènes, et perpétrer une tradition entamée à Sydney par Naoko Takahashi.

Au marteau, Koji Murofushi, médaillé à Athènes, est également très motivé, mais il est en perte de vitesse et n’a terminé que 6e des championnats du monde de 2007, chez lui, à Osaka.

En natation, le Japon compte sur Kosuke Kitajima sur 100 et 200 m brasse pour surpasser son rival dans ces courses, l’Américain Brendan Hansen. Hansen l’a toujours battu depuis 2005, mais le Japonais a ravi à l’Américain son record du monde sur 200 m. Avantage psychologique.

Enfin, les gymnastes japonais aimeraient bien réussir à Pékin leur coup d’Athènes: battre les Chinois pour l’or.

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