Mardi, le ministère des Affaires étrangères chinois, a exprimé sa plus ferme opposition à une possible visite de membres du gouvernement de Shinzo Abe au sanctuaire Yasukuni.

Le bâtiment principal du sanctuaire Yasukuni (© David Monniaux)
Le bâtiment principal du sanctuaire Yasukuni (© David Monniaux)

Cette intervention intervient peu de temps avant la date anniversaire du 15 août, date de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale. C’est ce jour où les principales visites politiques du sanctuaire ont eu lieu par le passé.

Le Yasukuni a été construit pour accueillir les âmes de ceux qui sont morts pour l’Empereur. On considère que plus de 2 millions d’âmes y sont honorées. Parmi ces morts on recense des hauts fonctionnaires accusés de crimes de guerre lors du procès de Tôkyô en 1946.

Pour les pays envahis par le Japon, en particulier la Chine et la Corée, le sanctuaire représente le passé militariste du pays.

« La Chine n’acceptera jamais cela » a déclaré le ministre chinois affirmant que des visites de politiques signifieraient que le Japon nie son passé militariste et l’invasion de certains pays d’Asie. Pékin a également exhorté le Tôkyô à « parler et agir avec prudence et à prendre des mesures concrètes pour gagner la confiance de ses pays voisins en Asie et de la communauté internationale ».

Le Premier ministre Shinzo Abe à rappelé mardi qu’il n’interdirait pas les visites aux membres de son Cabinet. Toutefois, il a réaffirmé qu’il ne se rendra pas au sanctuaire par considération des relations déjà tendues avec les pays voisins.

La ministre d’État chargée de la réforme administrative, Tomomi Inada, envisagerait, quant à elle, de se rendre au Yasukuni pour cette commémoration.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources : Wikipedia, The Japan Times