Le Parti Libéral-Démocrate (PLD) compte nommer l’empereur du Japon « chef de l’État » au lieu de l’appellation actuelle « symbole de l’État ». Si cela se met en place, le statut de l’empereur viendrait à changer lui accordant ainsi plus de pouvoir politique.

Akihito
L’empereur Akihito en juillet 2009 (© Shawnc)

Les partis de l’opposition, tels que l’ARJ (Association pour la Restauration du Japon, ou Nippon Ishin no Kai) et Votre Parti (Minna no tou), soutiennent l’appel du PLD au comité de la révision constitutionnelle de la chambre basse. C’est le premier comité de ce type a avoir lieu depuis les élections du 16 décembre amenant Shinzo Abe et son parti au pouvoir. Les trois partis se sont aussi mis d’accord durant la réunion sur la nécessité de permettre au Japon d’exercer ses droits à l’auto-défense militaire, qui est limitée par l’article 9 de renonciation à la guerre.

Cependant, le principal parti d’opposition, le Parti Démocrate du Japon (PDJ), s’oppose à la révision de l’article concernant le statut de l’empereur, notant que le terme utilisé ne pose pas de problème. Le PLD, impatient de modifier la Constitution, soutient au contraire que la condition de l’empereur devrait être changé car il est indéniable que l’empereur est réellement le chef de l’État, malgré que le texte lui ait enlevé une partie de ses pouvoirs alors que d’autres souverains dans le monde en bénéficient toujours.

Le premier article du premier chapitre de la Constitution, qui a pris effet en mai 1947, déclare que « l’Empereur est le symbole de l’État et de l’unité du peuple, provenant de la volonté du peuple au quel appartient le pouvoir souverain ».

Claire Bouyssou – source : The Japan Times