Le Japon, c’est d’abord Tokyo, bien sûr, énorme capitale qui, malgré ses 30 millions d’habitants, réussit à rester d’un civisme qui déconcerte les visiteurs. Mais derrière cette modernité, l’âme du pays reste profondément imprégnée de culture traditionnelle.

TOKYO, LE JAPON EXTRÊME

Capitale du Japon, Tokyo a beau abriter près de 30 millions de personnes, la ville est d’une propreté exemplaire, et les Japonais sont d’un civisme déconcertant. Cœur du Japon cosmopolite et moderne, Tokyo est aussi le lieu de toutes les excentricités. Au détour des rues, on croise des héros de bande dessinée en chair et en os, des centenaires à vélo, des temples bouddhistes et des boutiques aux néons clinquants.

Reine des mégalopoles, Tokyo repose au fond d’une baie qu’on devine, en arrivant de nuit en avion, tapissée de gratte-ciel à perte de vue. Pour explorer Tokyo, rien de tel que de se noyer dans sa foule dense et bigarrée, de se perdre dans ses rues aux noms indéchiffrables. Dans une ville aussi vaste, impossible d’être exhaustif… Tokyo déclinera donc pour chaque nouveau visiteur de nouvelles facettes, autant d’invitations à la découverte. Cinq coups de cœur d’une visite éclair dans la capitale.

Cette partie du centre-ville est un excellent exemple du Tokyo extrême ». La cacophonie créée par la musique assourdissante des arcades, les slogans publicitaires chantés par des lolitas en minijupe, les cris des amuseurs publics et des vendeurs de produits électroniques sont une expérience sans égale. C’est le lieu idéal pour trouver une carte mémoire, du manga porno, un grille-pain Hello Kitty ou un chien-robot…

À essayer absolument : un massage de pieds de rêve donné par des professionnelles en tenue de servantes françaises sexy. Ici comme dans toute la ville, les machines distributrices sont omniprésentes. Que vous ayez besoin de cigarettes, de bière, de journaux, de bonbons ou de petites culottes comestibles, les distributrices sont là, accessibles jour et nuit.

Akihabara, la ville électrique !
Harajuku
Dans ce quartier se côtoient mode branchée, galeries d’art et cafés sympathiques. C’est le dimanche qu’il faut le visiter, d’abord pour le Coz-Play-Zoku, un mouvement d’adolescentes qui viennent minauder et pique-niquer sur le pont Jingu-bashi dans des accoutrements tous plus bizarres les uns que les autres. Pour ces jeunes marginales qui viennent souvent des villes-dortoirs des alentours, c’est une occasion de se regrouper et d’exprimer leur anticonformisme. Puis, juste à côté, un parc sert de lieu de rendez- vous aux rockabillys japonais ou aux chanteurs du dimanche, qui s’approprient avec cœur (et parfois avec orchestre !) des succès américains des années 1950 ou 1980. Hautement divertissant.

Marché Tsukiji
Le poisson est omniprésent dans la cuisine japonaise : au déjeuner, au dîner et au souper. Tous les produits de la mer que vous dégusterez à Tokyo ont sans doute transité par Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde.

Il faut y aller à l’aube lorsque l’action est à son comble : le déchargement des poissons, la frénésie des transporteurs, la vente à la criée et la découpe de thons gigantesques.

C’est aussi un endroit idéal pour se régaler de sushis et de sashimis on ne peut plus frais.

Métro de Tokyo
La capitale bat des records de densité — jusqu’à 6000 habitants au kilomètre carré — et pourtant, la qualité de l’air ferait l’envie de bien des villes.

C’est que la majorité des Tokyoïtes se fient au transport en commun, un des plus efficaces du monde : une quinzaine de lignes de métro desservent tout près de 300 stations, dont la plus achalandée, Shinjuku, voit passer jusqu’à trois millions de passagers par jour.

Il faut aussi dire que la voiture est plus lente que le métro, mais surtout beaucoup plus chère à utiliser, d’autant qu’un propriétaire de voiture doit prouver qu’il possède une place de stationnement, une denrée rare.

L’effervescence de Shibuya
Shibuya est un véritable laboratoire pour les futures tendances vestimentaires et musicales. On le comprend vite en flânant dans ce quartier grouillant d’animation, de jour comme de nuit, et chargé de panneaux publicitaires et d’écrans vidéo géants.

C’est ici qu’on trouve le fameux carrefour envahi par les piétons qui se croisent en tous sens.

À l’heure de la pause, on peut grimper au deuxième étage du café du coin, d’où l’on peut contempler, les jours de pluie, les centaines de parapluies qui envahissent l’intersection chaque fois que le feu tombe au vert.

Myriam Lafrenière – Journal de Montréal

Source : www2.canoe.com

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