Le point sur les tensions sino-japonaises

Depuis le 11 septembre dernier et la nationalisation des Senkaku par le Japon, la situation entre ce dernier et la Chine reste critique.

Senkaku-Diaoyu-Tiaoyu-Island

Localisation des Senkaku (japonais)/Diaoyutai (chinois) (© David Vasquez, Wikipedia Commons)

Lundi, un couple de japonais a été agressé à Hong Kong. Un suspect de 31 ans a été arrêté, il aurait demandé au couple s’ils étaient japonais avant de s’en prendre à eux liant ainsi cette affaire aux différentes protestations.

Mardi, des centaines de manifestations ont eu lieu dans tout le pays à l’occasion de l’anniversaire de l’incident de Mukden. C’est le 18 septembre 1931, dans le sud de la Mandchourie qu’une ligne de chemin de fer appartenant à une société japonaise a été détruite (attaque vraisemblablement planifiée par les japonais) provoquant ainsi l’invasion de cette partie de la Chine par l’armée japonaise. Des manifestations ont également eu lieu à Taiwan où des drapeaux japonais ont été brulés. 12 navires de surveillance chinois ont été repérés près des eaux territoriales japonaises et 3 d’entre eux ont pénétré dans celles-ci. Enfin, 2 japonais ont été arrêtés pour avoir débarqué sur l’une des îles.

Mercredi, les manifestations ont été moindres grâce à un appel au calme des autorités de sécurité chinoises. Néanmoins, les protestations continuent. 19 sites internet de banques, d’universités ou d’autres institutions japonaises ont été attaqués depuis le 11 septembre. De plus, une armada de navires de pêche chinois devait rejoindre l’archipel des Senkaku mais seulement quelques navires et 4 patrouilleurs ont été aperçus ont indiqué les garde-côtes japonais. A Kobe, la porte d’une école chinoise a été incendiée dans la nuit sans faire de victime. La police a décidé d’augmenter la sécurité près de l’établissement. Dans les 2 pays, les relations avec les ressortissants restent tendues.

Les manifestations pourraient reprendre de plus belle prochainement en raison de la Golden Week chinoise pour la fête nationale le 1er octobre.

Malgré les appels au calme du gouvernement chinois, ce dernier maintient fermement sa position et menace toujours le Japon de sanctions économiques.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources: The  Japan Times, Wikipedia