Si vous aimez le poisson, vous pouvez faire en sorte d’accroître vos chances de vivre plus vieux.

Une récente recherche a regardé de près le régime suivi par les japonais. Manger des poissons comme le thon, les sardines, le saumon et d’autres, protégerait les artères des japonais et limiterait ainsi les risques cardio-vasculaires dans cette population.

Cette protection proviendrait bien des maintenant célèbres oméga 3 que l’on retrouve en abondance dans les poissons gras. Les hommes vivant au Japon ont ainsi deux fois la quantité d’acides gras oméga 3 dans le sang par rapport à la moyenne mondiale. On a également remarqué de faibles niveaux d’athérosclérose dans cette population.

On a depuis longtemps été fasciné par les faibles niveaux de maladies de nature cardiaque au Japon. Cette nouvelle étude permet donc de confirmer que le mystère est résolu : c’est la consommation élevée de poissons qui permet cette belle longévité des japonais.

En moyenne, les japonais mangent presque 100 grammes de poisson par jour tandis que les américains n’en mangent que deux fois par semaine. Ainsi, un japonais prend 1,3 grammes d’acides gras chaque jour en moyenne contre 0,2 gramme pour l’américain standard.

Des études antérieures avaient déjà montré que les hommes japonais avaient bien moins de cholestérol s’accumulant dans les artères par rapport aux américains ; cela s’avérait même lorsque les prises de sang montraient un taux de cholestérol et une pression sanguine équivalente ainsi que des taux de diabètes égaux et une bien plus grande consommation de cigarettes chez les japonais.

On n’était cependant pas vraiment sûr : est-ce que les japonais étaient protégés par leurs gènes, leur alimentation ou d’autres facteurs ? L’étude a donc consisté à sélectionner plus de 800 hommes au hasard, âgés de 40 à 49 ans au Japon et aux USA ainsi qu’à Hawaï où des personnes d’origine japonaise vivent « à l’américaine ».

On procédait à un examen médical, au remplissage d’un questionnaire individuel et des tests sanguins. On s’est rendu compte de cette manière que les hommes japonais vivant au Japon avaient deux fois plus d’acides gras oméga 3 que les américains ainsi que les japonais vivant en territoire américain.

On s’est aussi rendu compte que les niveaux d’athérosclérose était bien moins important chez les japonais vivant au Japon. Il ne semblerait donc pas que les gènes des japonais favorisent cette condition (peu de décès par maladies cardio-vasculaires) mais que ce soit l’alimentation riche en poissons.

Pour les chercheurs, il suffirait donc de faire en sorte que les taux d’acides gras oméga 3 présents dans le sang des occidentaux se rapprochent de ceux des japonais pour voir une réelle différence au niveau de la santé cardio-vasculaire.

Sources : [Imaginascience->http://www.imaginascience.com/], [Physorg->http://www.physorg.com/news136483659.html]
[sur-la-toile->www.sur-la-toile.com]

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