L’effondrement du tunnel au Japon, des boulons usés peut être en cause

Dimanche, dans la préfecture de Yamanashi, l’effondrement du tunnel autoroutier Sasago a causé la mort d’au moins neuf personnes. Selon le Central Nippon Expressway Company, l’accident pourrait avoir été provoqué par des vieux boulons, situés sur le plafond du tunnel, qui auraient cédé.

Ryoichi Yoshikawa, responsable du CNEC en charge de la maintenance, a déclaré que des boulons affaiblis ont été retrouvés sur le site où des tonnes de plaques de plafond en béton sont tombées sur les véhicules traversant le tunnel de Sasago. Selon Yoshikawa, les boulons surannés pourraient être à l’origine de l’effondrement, suggérant qu’ils n’ont jamais été remplacés, et qu’il n’y aurait aucun dossier prouvant que des travaux de réparation aient été effectués dans le passé.

Les deux rangées de plaques tombées étaient attachées à chaque paroi et suspendues à la voûte du tunnel par des tiges métalliques. Le CNEC a révélé qu’aucune réparation majeure n’avait été faite depuis l’ouverture du tunnel en 1977. La compagnie a souligné  qu’une inspection en septembre n’avait pas montré d’irrégularités, mais a admis qu’ils n’ont pas testé au scléromètre à béton la section qui s’est effondrée.

Yoshikawa a déclaré : « C’est quelque chose sur laquelle nous devons réfléchir. Je présente de profondes excuses ».

Dans l’accident, environ 180 dalles en béton se sont effondrées le long d’une section de 110 mètres de la route à environ 1,7 km à partir de la fin du tunnel de Tôkyô, chaque dalle pesant 1,2 tonnes. La police a confirmé la mort de trois hommes et deux femmes d’une vingtaine d’années, un homme et une femme septuagénaires, une femme d’une soixantaine d’années et un routier cinquantenaire.

D’après le ministère des transports, 48 autres tunnels ont la même configuration que le tunnel de Sasago. Le ministère a ordonné à cinq opérateurs autoroutiers et à ses bureaux régionaux de vérifier la sécurité de ces tunnels. Lundi, le CNEC a commencé des vérifications d’urgence des tunnels des préfectures de Nagano, Gifu et Kanagawa. D’autres devraient également subir des contrôles, à Tôkyô, Kyôto, Ôsaka, Hiroshima, Yamaguchi et Fukuoka.

Carine Dupuis – source : The Japan Times