L’Empereur et sa femme composent des poèmes pour les régions sinistrées

L'empereur Akihito et sa femme - Photo : East Asia and Pacific Media Hub

L’Empereur Akihito et l’Impératrice Michiko ont exprimé leurs sentiments pour les victimes du 11 mars de la région de Tohoku à travers leurs poèmes lus à la cérémonie de « La poésie du Nouvel An », ce 12 Janvier.

La cérémonie Utakai Hajime a eu lieu au Palais Impérial. Les vedettes ont été les poèmes « waka » écrits par les membres de la famille impériale, ainsi que 10 autres poèmes sélectionnés parmi plus de 18 830.Comme le thème était “Kishi” (Rivage), la plupart des participants ont composé des poèmes en référance au grand tremblement de terre et au tsunami dans l’Est du Japon.

Le poème de l’Empereur Akihito :
“Tsunami koshi/ Toki no kishibe wa/ Ikanarishi to/ Miorosu umi wa/ Aoku shizumaru”
(Comment était-ce après/ Quand le tsunami a atteint le rivage/ Je baisse les yeux et me demande/ Sous moi se répand la mer bleue/ Calme et parfaitement immobile).

D’après l’agence de la Maison Impériale, l’Empereur composa ce poème en réfléchissant sur l’impression qu’il avait eue en regardant les zones frappées par le tsunami lorsqu’il a survolé en hélicoptère, de Kamaishi à Miyako, la préfecture d’Iwate.

L’Empereur et l’Impératrice ont visité la préfecture d’Iwate en mai pour inspecter la région et donner du courage aux survivants du désastre.

Le poème de l’Impératrice Michiko : “Kaerikuru wo/ Tachite materu ni/ Toki no naku/ Kishi tou moji wo/ Saijiki ni mizu” (Rester ici et attendre/ Que quelqu’un rentre à la maison/ Pendant les quatre saisons/ Donc nous ne trouvons pas de rivage/ Dans le recueil de haiku).

« Comme le mot Kishi n’apparait pas dans le Saijiki (recueil de mots saisonniers pour les haiku), l’Impératrice a pensé également aux personnes qui restaient sur les rivages dans différents endroits, sans se soucier de la saison, attendant le retour de quelqu’un » nous explique l’agence de la Maison Impériale. « L’Impératrice ne pensait pas seulement aux personnes qui ont perdu leur famille dans le tsunami, elle pensait aussi aux Japonais qui ont été rapatriés après la seconde guerre mondiale, utilisant le mot rivage. »

Amandine – Source : Asahi Shimbun