Les artistes japonais mettent en garde Youtube

Youtube vient de recevoir une lettre de mise en garde de la part de l’industrie japonaise du divertissement, la missive pose un ultimatum, exigeant que le site de vidéo en ligne respecte les droits d’auteurs des artistes du pays. Dans le cas contraire, la justice prendra le relais.

youtubeLe groupement de protection des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs japonais met en fait le doigt sur la question des présomptions, fondamentale pour les litiges concernant la légalité d’une vidéo diffusée sur le Net. Les ayants droit japonais se déclarent insatisfaits de la procédure de requête de suppression d’une vidéo, récemment mise en place par Youtube.

Pour eux, cette procédure est simplement insuffisante, elle leur prend en outre beaucoup trop de temps et d’argent, dépensé dans la surveillance du site pour y déceler les vidéos illégales. « Nous sommes sérieusement touchés par le système actuel de requête et de retrait visant à prévenir les violations de copyright, qui ne fonctionne pas bien à cause de la grande quantité d’envois de contenu illégal » explique le groupement d’artistes.

La question revient sans cesse, mais aucun juge ne s’est encore prononcé sur le sujet. En septembre dernier, Youtube a supprimé 30 000 vidéos illégales de son site web, mais cela ne prévient pas la violation de copyright. Les artistes japonais exigent des mesures supplémentaires, comme la mise en place de filtres et d’autres mesures préventives pour éviter les violations de droit d’auteur avant qu’elles n’aient lieu.

Première idée, le groupement japonais propose à Youtube d’afficher sur sa page d’accueil un grand message de mise en garde sur l’envoi de vidéos protégées, rappelant que c’est un délit. Il demande aussi à Youtube de fermer les comptes des utilisateurs qui violent les droits d’auteurs, en récupérant leur nom et leur adresse pour d’éventuelles poursuites. Il faudrait déjà que Youtube exige un nom et une adresse pour l’ouverture d’un compte…

L’ultimatum expire le 15 décembre prochain, la balle est dans le camps du premier site de vidéos en ligne, récemment racheté par Google.