Les consommateurs japonais se disent « ennuyés » par l’augmentation des prix

Environ neuf Japonais sur dix estiment que les prix des marchandises sont actuellement plus élevés qu’il y a un an, ce qui majoritairement les ennuie, même si statistiquement l’inflation au Japon reste contenue dans des proportions nettement inférieures à celle calculée en Europe.
Selon une enquête conduite par la Banque centrale du Japon (BoJ) auprès de 2.400 citoyens nippons de plus de 20 ans ayant accepté d’y répondre, 40,8 % d’entre eux jugent que les prix ont « nettement augmenté » depuis un an et 51,3% qu’ils ont « un peu progressé », soit un total de 92,1% qui perçoivent une inflation.
Il s’agit de la plus importante proportion relevée depuis que la BoJ a lancé cette étude trimestrielle en 1993.
En mars dernier, les consommateurs sondés n’étaient que 25% à considérer que les prix étaient nettement plus élevés comparés à l’année précédente, sur un total de 86% qui disaient percevoir une hausse, fût-elle alors de faible ampleur.
Par ailleurs, questionnés en juin sur les effets pour eux-mêmes de cette inflation ressentie, neuf sur dix disent que « cela les ennuie plutôt », les autres ne sachant que répondre.
Enfin, ils sont toujours près de 90% à penser que les choses ne vont pas s’arranger, 31,2% considérant que les prix vont continuer de « clairement grimper  » dans l’année à venir et 57,7% prédisant une légère augmentation.
Les particuliers notent que la valse des étiquettes touche surtout des produits et services nécessaires au quotidien (nourriture, transports, énergie), du fait de la hausse des cours des matières premières et des hydrocarbures que les entreprises sont en partie obligées de répercuter sur le client final.
Le Japon a connu en mai son taux d’inflation hors produits frais le plus élevé en quinze ans (+1,5%) à cause des tarifs de l’essence (+18% sur un an) et dans une moindre mesure des prix alimentaires (+2,4%). Toutefois, en excluant du calcul l’alimentation et l’énergie, les prix à la consommation au Japon ont au contraire reculé de 0,1%.

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