Des débits dignes de la fibre optique permettent déjà de jouer en réseau sans fil.

Les opérateurs mobiles japonais gardent une longueur d’avance. Cette semaine, lors du salon annuel des télécommunications sans fil « Wireless Japan », NTT Docomo a fait étalage de ses dernières innovations, en invitant les visiteurs à participer à des combats sur deux PlayStation 3, reliées par un dispositif « Super 3G » expérimental.

NTT Docomo prépare déjà depuis plusieurs années le passage à la « Super 3G », qui doit succéder à la 3G à l’horizon 2010 au Japon. Le but est d’atteindre sur réseau cellulaire des débits dignes d’une liaison fixe par fibre optique (100 mégabits par seconde en réception). Ainsi, les loisirs interactifs resteront accessibles en tout lieu et n’auront plus rien à envier au divertissement à domicile.

Si NTT Docomo multiplie les tests de plus en plus poussés, c’est qu’il espère marquer les esprits et imposer ses technologies à l’échelle planétaire en les soumettant, éprouvées, aux instances internationales de normalisation. Il avait été le premier opérateur au monde à lancer une offre mobile de troisième génération (norme W-CDMA) en octobre 2001, puis à activer les modes HSDPA/HSUPA qui offrent des débits supérieurs.
85% des clients japonais ont opté pour des offres 3G

A ce jour, quelque 85% de ses 53,6 millions de clients japonais ont déjà opté pour ces offres 3G, une proportion sans commune mesure avec celle étriquée revendiquée par les opérateurs occidentaux, ces derniers peinant davantage à convaincre le grand public de l’intérêt de la 3G et de l’internet mobile, faute souvent d’offres adaptées.

L’Expansion.com

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