Morimoto Satoshi : le nouveau ministre de la Défense du Japon

Morimoto Satoshi (né en 1941), le nouveau ministre de la Défense du Japon nommé dans le cadre du remaniement ministériel du 4 juin 2012 consécutif au vote d’une motion de censure.

Morimoto Satoshi, nouveau ministre de la Défense (Wikipedia Commons)

Morimoto Satoshi, 71 ans, appartient à une famille de 4 enfants, élevés par leur mère. Spécialiste des problèmes diplomatiques et militaires contemporains, Morimoto Satoshi a notamment travaillé auprès de l’Académie de la Défense nationale (1965) avant de rejoindre les forces aériennes des forces d’autodéfense. En 1979, il entre au ministère des Affaires étrangères. Morimoto Satoshi s’est ensuite progressivement imposé comme un éminent expert des questions afférentes à la défense et à la sécurité du Japon, il a d’ailleurs signé de nombreux ouvrages relatifs à l’alliance nippo-américaine. Il était, jusqu’à sa récente nomination, professeur à l’université de Takushoku. Ses apparitions dans les médias sont fréquentes depuis la première guerre du Golfe (1991). Peu après, entre 1992 et 2001, il a supervisé la recherche au sein de l’institut privé Nomura.

C’est la première fois qu’un universitaire sans antécédents politiques accède à cette fonction, ce qui n’a pas manqué d’être critiqué en sourdine (sous-entendu le Parti démocrate n’a personne de compétent à mettre à ce poste) . Le nouveau ministre offre, outre ses compétences, l’avantage d’être en relation étroite avec le principal parti d’opposition (le Parti Libéral Démocrate).

Morimoto Satoshi est très attendu sur la question d’Okinawa et du redéploiement des unités américaines, et plus particulièrement la question du déplacement de la base aérienne militaire de Futenma (ville de Ginowan) à Nago (district de Henoko). Le maire de Nago (Susumu Inamine) a fait entendre la voix de ses administrés et a déclaré :  « Je voudrais lui dire [au ministre de la Défense] que la population d’Okinawa ne veut pas de la construction d’une base aérienne à Henoko ». À suivre….

Rémy Valat –  Sources: The Daily Yomiuri Shinbun, éditions des 5 et 6 juin 2012