L’ancien Premier ministre, Naoto Kan, intente un procès à Shinzo Abe pour diffamation concernant la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011. Selon Kan, il n’a aucun droit de l’accuser d’une mauvaise gestion du désastre de Fukushima.

Naoto Kan, Premier ministre lors de la catastrophe de mars 2011 (© Remy Steinegger)
Naoto Kan, Premier ministre lors de la catastrophe de mars 2011 (© Remy Steinegger)

L’affaire a commencé le 20 mars 2011, quand Shinzo Abe a critiqué le Premier ministre de l’époque dans sa newsletter. Depuis, cette dernière est archivée sur le site de Shinzo Abe. Les critiques portaient en particulier sur la façon dont l’eau de mer a été injectée dans le réacteur n°1 et comment cela a été géré par la suite, le 12 mars 2011.

Selon Kan, ces accusations sont inadmissibles et basées sur des fausses informations. En contrepartie, l’ancien Premier ministre réclame 11 millions de yens de dommages et intérêts, accusant Shinzo Abe de vouloir détériorer son image ainsi que celle du Parti Démocratique du Japon. Il demande aussi à ce que la déclaration soit retirée du site et que des excuses publiques soient publiées.

Cette dernière réclamation dure depuis déjà deux ans : « Abe a ignoré mes incessantes demandes de retirer la publication et de s’excuser », a dit Kan durant une conférence de presse. « Il a même laissé ses fausses accusations en ligne pendant la campagne pour les élections de la Chambre haute. Ses propos sont diffamatoires envers le Parti Démocratique du Japon ». Il a également déclaré qu’en gardant des informations erronées sur son site, cela avait des répercussions sur l’équité des élections.

Shinzo Abe n’a pas souhaité faire de commentaire à propos de la poursuite en justice.

Claire Bouyssou – source : The Japan Times