Entrée principale du Campus de l’Institut de Technologie de Chiba – Credit :Hasec

Ce vendredi, le robot Rosemary a été présenté au public dans le quartier d’Asakusa, à Tôkyô. Il a été construit en urgence par l’Institut de Technologie de Chiba, afin d’explorer des recoins de la centrale nucléaire Fukushima Daichii jusqu’à maintenant inatteignables.

Apres la catastrophe du 11 mars 2011, le premier robot à explorer la centrale était le robot américain Quince, crée pour prendre des photographies de l’intérieur des réacteurs. Mais les chercheurs japonais ont développé un nouveau prototype au top de la technologie, qui permettra d’apporter des nouvelles informations sur l’état de la centrale et son niveau de radiation. Le robot Rosemary, pas plus grand qu’une tondeuse à gazon, peut gravir des pentes inclinées à 60 degrés et porter jusqu’à 60 kg de charges-comparé au robot Quince dont le maximum était de 10kg. Ses roues sont comparables à celles des tanks, et il est aussi équipé d’une caméra pouvant s’étendre jusqu’à 3 mètres de hauteur, afin de pouvoir s’immiscer dans les conduits du bâtiment.

Takeshi Nishimura, chercheur au Centre de Recherche des Technologies Robotiques Futures, a annoncé que le robot était prêt à l’emploi et qu’il n’avait pas besoin de plus de protection, car les diverses pièces ont été testées par un test d’exposition à la radioactivité. Dans les prochains mois, le robot Rosemary sera envoyé à Fukushima et rapportera de précieuses informations.

Alors que l’innovation en matière de robotique faisait la fierté du pays du soleil levant, le fait que le premier robot envoyé sur les lieux de la catastrophe était un robot étranger avait fait polémique. Cela a donc amené les chercheurs japonais à se lancer dans de nombreux projets de développement de robots capables d’aller dans des zones très fortement irradiées.

Sofia Ababou – source: The Daily Yomiuri