Il y aurait 160 000 groupuscules religieux au Japon, dont 1600 nouveaux mouvements religieux (NMR), parmi lesquels de véritables sectes. La plupart de ces NMR se livrent à un prosélytisme efficace en raison d’un phénomène de mode envers le bouddhisme en Occident. Certains d’entre eux se sont déjà fait connaître en France : Sukyo Mahikari, la Soka Gakkai, La Nichiren Shoshu, l’Eglise Messianique Mondiale, Le Zen macrobiotique. Plusieurs de ces groupes ont été cités dans les 2 derniers rapports parlementaires français (1995, 1999) consacrés aux nuisances des sectes. Le Japon étant un gros exportateur de NMR vers l’Occident, via les USA, nous avons pensé qu’une petite compilation de ces mouvements aux noms exotiques pourrait concourir à une meilleure compréhension globale de la religiosité nippone et à mieux appréhender les mouvements  » philosophiques  » se présentant à nous sous les honorables étiquettes du bouddhisme ou du Zen. Notre document étant plus descriptif que critique, ce sera à chacun de nous d’évaluer les éventuels dangers ou nuisances potentielles ou effectives de ces NMR, souvent pro-nippons, lorsqu’ils prétendent guérir toutes les maladies, connaître l’avenir et toutes les lois cosmiques et les moyens infaillibles de remédier à tous les problèmes, moyennant l’obéissance à des règles précises. Parmi ces règles, nous trouvons fréquemment celles qui consistent à s’exorciser et à se purifier au travers d’offrandes et d’ascèses, d’engagement à la vie monacale et appliquées de manière standard à tous les adeptes sans égards pour leur situation de famille ou leurs différences culturelles.

AGONSHU. Nouveau mouvement religieux au Japon, revendiquant 300 000 membres.

Fondé par Kiriyama Seiyu en 1969, mais connu sous ce nom depuis 1981 seulement. Il s’appuie sur la tradition ésotérique tantrique* du bouddhisme. Ce mouvement est passé de 70 000 membres en 1983 à 350 000 en 1996.

Après avoir étudié les Sutras* et expérimenté le monachisme Shingon*, Kiriyama en est arrivé à penser qu’ atteindre l’illumination dans cette vie présente équivaut au Nirvana* décrit dans le sutra AGAMA. Selon lui ce sutra indique la voie du Nirvana* permettant d’échapper au système de cause à effet Karmique. L’Agonshu préconise des disciplines de méditation, de jeûne et d’assise sous une chute d’eau. Il comporte aussi des rites servant à se protéger des esprits des ancêtres défunts qui exercent des sanctions punitives sur leurs descendants négligeants. L’Agonshu est une religion de l’ère informatique offrant aux japonais un exotique mélange de haute technologie et de traditions rassurantes. L’Agonshu organise annuellement le Festival de l’étoile à Kyoto. En présence de 500 000 visiteurs japonais, Kirimaya et ses disciples exécutent des rites traditionnels magiques permettant d’exaucer les prières des pèlerins.

AMATERASU-OMIKAMI. Littéralement  » La plus haute divinité lumineuse du ciel  » ou la déesse du soleil du panthéon Shinto.

AMIDA (culte d’). (Voir aussi AMITABHA) – Type de bouddhisme japonais ancien (Xème siècle), où la répétition du nom d’Amida est préconisée en concentrant sa pensée sur l’image de Bouddha. Typiquement japonais, ce culte est la plus ancienne expression de la doctrine du  » Pays pur  » Tendai* et Jodo. Une scission eut lieu sur l’impulsion de Shinran (1173-1262), suite à la rupture de la coutume du célibat, dont la branche la plus importante est le Jodo Shinshu (l’Ecole du véritable pays pur) qui de nos jours dispose d’un temple à Kyoto, le Hongau-ji, dirigé par la famille OTANI.

L’autre branche (Odori-Menbutsu), celle d’Ippen Shonin, a édifié le mouvement autour de son nom . Elle s’est divisée elle aussi en plusieurs mouvements dont les membres vénèrent le fondateur et récitent des incantations et assurent la part la plus importante du marché funéraire du Japon en raison des promesses généreuses de paradis pour les âmes défuntes.

AMITABHA. Le Bouddha qui vécut à Sukhavati, un  » Pays pur  » à l’ouest. Amitabah fut l’un des Bouddhas des plus populaires du Bouddhisme Mahayana indien. Il se fonde sur deux Sutras* consacrés à ce Bouddha. Selon certaines traditions, celui qui répète son nom et pense à lui 10 fois pourra se réincarner dans le  » Pays pur  » après sa mort, et dans cette vie actuelle, sa présence donne les plus grandes facilités d’accès à l’illumination. Son culte a pris le nom d’AMIDA* du pays d’où il est arrivé par la Chine. L’accent y est mis sur la compassion et l’aide à son prochain, à l’image du Bouddha Bodhisattva Amitabha.

ANANAIKYO. Fondé en 1949 par Nakano Yonosuke, l’Ananaikyo est un mouvement de tradition Shinto*. Son centre principal est situé à Shimizu au sud du Mont Fuji. Le mouvement revendique 100 000 adhérents. Nakano s’est inspiré d’Omoto* en 1921. Il renonça au monde des affaires pour devenir adepte d’Omoto* et en devint un ardent missionnaire, s’adonnant pendant 8 ans à des exercices spirituels appelés Reigaku.

Alors qu’il méditait en 1899, son maître Nagasawa Katsutate (un maître Shinto, adepte du Reigaku et d’Omoto*) reçut le message d’un Kami*. La divinité lui révéla qu’une organisation religieuse devait être fondée dans la ville de Shimizu, et qu’elle devrait porter le nom d’Ananaikyo, et qu’au travers de ce mouvement la divinité pourrait se révéler au monde entier. Nagasawa demanda à Nakano d’assurer sa succession et de fonder l’Ananaikyo. En 1956, suite à un nouveau message de la divinité, il décréta que l’influence des astres pouvait aider les gens à résoudre les problèmes terrestres. De ce fait l’organisation s’est mise à construire plusieurs observatoires au Japon afin d’étudier les corps célestes et d’interpréter leur influence.

AUM SHINRI-KYO . Secte paramilitaire très dangereuse à l’origine, en 1995, d’un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo ayant causé 12 morts et l’intoxication de milliers de personnes. Fondée en 1987 par Shoko Asahara, cette secte de type apocalyptique se donne actuellement les noms d’AREFU ou ALEPH. Elle serait forte de 30 000 adeptes, dont 10 000 au Japon, 5000 en Russie et aurait des membres dans différents autres pays, dont l’Allemagne.

Le gourou, âgé d’un peu plus de 46 ans, prétend être la réincarnation de la liberté suprême et être capable de léviter. Il a concocté sa doctrine à partir du bouddhisme ésotérique tibétain et d’éléments hindouistes. C’est ainsi que les adeptes vénèrent la divinité indienne Shiba.

Shoko Asahara promet la libération de la maladie, le salut du monde, le Nirvana à condition pour les adeptes de quitter leur famille et d’entrer en religion pour y méditer les écrits du gourou.

BOUDDHISME AU JAPON. Le Japon a adopté le bouddhisme et l’a utilisé en complément de la religion Shinto indigène. L’arrivée officielle du bouddhisme au Japon, rapporté dans le Nihon Shoki, date de 552. Ceci occasionna des guerres de clans seigneuriaux , entre les tenants d’un bouddhisme s’attachant aux écritures seules (le clan SOGA), contre ceux plus proches des prêtres SHINTO (le clan MONONOBE par exemple). Des luttes familiales pour le pouvoir provoqua la destruction du clan MONOBE par le clan SOGA en 587, établissant ainsi durablement le bouddhisme au Japon. Le premier empereur à professer le bouddhisme fut YOMEI en 587. Les Coréens enseignèrent aux japonais à lire les écritures bouddhiques chinoises (Les Sutras*), faisant du chinois la base de toute la terminologie bouddhiste japonaise, sous forme d’équivalents phonétiques.

En plus des Sutras, des écoles d’exégèse (Nanto Rokushu) s’impliquèrent (telles que la Jojitsu, la Sanran et la Kusha). A partir du 8ème siècle des écoles à caractère sectaire surgirent : La Husso, Le Kegon et la Ritsu. Le non-exclusivisme est caractéristique de la religion japonaise. Il a favorisé la création de mouvements syncrétiques. C’est ainsi qu’il est parfois difficile de nos jours de distinguer les déités shinto des déités bouddhiques. D’ailleurs, de nos jours, les japonais sont souvent restés bouddhistes et shintoïstes tout à la fois.

Cette confusion s’est ancrée plus particulièrement au 9ème siècle où des écoles ésotériques Tendai* et Shingon* étaient très prisées. Leurs enseignements ésotériques abstrus mêlaient des éléments bouddhistes à ceux du shintoïsme. Ceci eut pour effet d’introduire et de populariser le bouddhisme (répandu dans la classe des nobles) en milieu rural et modeste.

Le bouddhisme prit ensuite le monopole du marché funéraire. Lors de l’expansion Tendai*, le culte d’Amida* domina du 10 au 12ème siècle, offrant à l’aristocratie un salut facile. Le Zen* fut reçu au 13ème siècle par la classe dirigeante et les samouraïs qui constituèrent une sorte de caste templière bouddhiste. La version japonaise du Zen chinois était représentée par les écoles RINZAI et SOTO.

Mettant l’accent sur l’illumination et les disciplines de méditation, le Zen attira les classes élevées et moyennes. C’est ainsi que n’acquit une génération de combattants très aguerris, formés aux disciplines du Zen et aux concepts confucéens, ce qui amena 200 ans de guerre civile, finalement résolue au 17ème siècle.

Ce sont ces principes qui se sont cristallisés et ont permis à la classe dirigeante de se maintenir au pouvoir depuis cette époque, lors de laquelle les shoguns soutenaient des temples et écoles bouddhiques. .

La période la plus rude pour le bouddhisme fut à l’époque de l’empereur Meiji (1868-1912), lorsque le clergé était un obstacle au processus de modernisation et le shintoïsme utilisé à des fins nationalistes. Nombre de temples bouddhiques furent détruits et des prêtres chassés.

Certains prêtres bouddhistes se convertirent volontairement pour devenir des desservants officiels du Shinto, de même que d’autres le devinrent pour les deux religions. Malgré son extrême fragmentation en de multiples sectes et petites associations, le bouddhisme profite actuellement de l’essor économique japonais.

Certains temples s’appuient principalement sur les intérêts financiers qu’ils peuvent tirer de la législation bouddhiste sur les funérailles et sur les donations que les impétrants sont tenus d’effectuer pour leur incorporation. Ceci leur donne des richesses et le pouvoir politique qui les accompagne.

BUSSHO GONEN-KAI KYODAN. Nouveau mouvement religieux japonais : 2,5 millions d’adeptes.

BYAKKO SHINKOKAI. Une nouvelle religion japonaise créée par GOI MASAHISA (1916-1980), insistant sur la prière pour la paix dans le monde et inspiré d’Omoto*.

On y enseigne que les êtres humains proviennent de la divinité universelle, et que chaque homme est doté d’esprits protecteurs, et qu’il lui faut donc orienter ses pensées vers ces esprits pour obtenir l’aide ou la satisfaction de ses besoins, tels que la santé.

Chaque semaine, les fidèles s’assemblent pour écouter une cassette enregistrée des messages inspirés de GOI avant sa mort. En témoignage de ces ondes de paix, Byakko Shinkokai érige des  » pôles de paix  » en différent endroits portant cette inscription  » Faites que le paix prévale sur terre « . Le mouvement a aussi organisé des cérémonies de prière pour la paix du monde à Los Angeles, Assise, Paris et Pékin. Le centre principal du mouvement est basé à Ichikawa (Chiba). L’actuelle dirigeante est la fille adoptive de GOI, Saionji MASAMI.

Le mouvement revendique 500 000 membres.

GEDATSUKAI. Fondé au Japon en 1929 par Okano Seiken (1881-1948). Autre nom : Nirvana association, pour qui la terre sainte est située dans la ville de Kitamoto (Saitama). Il y aurait environ 240 000 adhérents. Après avoir fondé le GEDATSUKAI, Okano devint moine bouddhiste Shingon* en 1930. A sa mort, ses adeptes l’appelleront  » Diamant du Nirvana*  » et le considéreront comme un Bouddha incarné.

A GEDATSUKAI on vénère la divinité ou kami*, TENGJINCHIGI-OKAMI, l’origine de tout être. L’un des principaux rite du Gedatsukai le ONGOHO SHUGYO, consiste à s’agenouiller devant l’autel d’une divinité ou de Bouddha en tenant une carte spéciale entre les mains, et à méditer. C’est alors que les esprits répondent à la prière par le biais d’un médium présent lors du rite.

Depuis 1985, le GEDATSUKAI dispense à ceux qui y aspirent des cours pour devenir médium. Bien que d’essence bouddhique, le GEDATSUKAI ne rejette pas les esprits ou divinités shintoïstes que vénèrent les nouveaux adeptes, mais il les inclut dans ses rituels et sa cosmologie. Les adeptes, comme dans la plupart des cultes japonais, installent un autel familial.

G.L.A. The God Light Association (Association de la Lumière Divine). Elle débuta en 1969, lorsque les gens commençaient à se réunir autour de Takashashi Shinji (1927-1976) qui affirmait avoir réalisé la plénitude de l’illumination.

Le maître enseignait qu’il fallait revenir à Jésus et à Bouddha. Selon lui, les anges de lumière ont été envoyés par le Dieu unique pour sauver les âmes humaines. Jésus et Bouddha avaient pour message principal l’amour ou la compassion ce qui est semblable, et de ce fait les deux personnages seraient issus du cœur de Dieu.

La doctrine préconise l’harmonisation de la vie des membres de manière à amener un progrès spirituel mondial. Chacun, selon Takahashi, peut connaître quelles ont été ses vies antérieures en parlant dans de nouvelles langues comme les apôtres de Jésus dans le Nouveau testament.

La succession du mouvement a été assurée par Takahashi Keiko, la fille du fondateur. Elle enseigne que les gens peuvent maintenant obtenir des preuves au travers d’un dialogue avec les esprits défunts des personnes qu’ils ont bien connu : parents, frères, sœurs, amis etc. …

La GLA a d’ailleurs diffusé des vidéo-cassettes montrant de tels dialogues avec les défunts et prétend avoir confirmé leur contenu objectivement suite à des recherches. Bien qu’elle évite le sensationnalisme, elle continue à réunir des éléments prouvant le prolongement de la vie de l’âme après la mort et cherche à gagner les autres à la  » vérité « . Plus de 14 000 adeptes au Japon, sans compter ceux d’autres pays (Brésil, Etats-Unis). Le quartier général de la GLA est à Tokyo.

HAREA (Oharae ou Harai). Purification par exorcisme. Ceci est l’une des plus anciennes pratiques du Shinto.

HONMICHI. C’est un nouveau mouvement religieux Japonais issu de la tradition SHINTO, intimement lié à ses fondateurs, notamment concernant leur idée de la révélation et leur attitude à l’égard du gouvernement et de l’empereur. Onishi Aijira (1881-1958), était au départ un ardent missionnaire du mouvement Tenrikyo*. Il en vint un jour à croire qu’il avait été divinement mandaté pour être l’incarnation de l’enseignement Tenrikyo.

Il demanda avec insistance au Tenrikyo de reconnaître sa position, mais il n’en fut rien. En 1925 Onishi fonda la Tenri Kenkyukai qui s’appellera plus tard Tenri Honmichi, et finira jusqu’à nos jours par se nommer Honmichi. Deux livrets prophétisant la destruction de la nation si le Japon s’engageait dans la guerre (39-45) et niant la divinité de l’empereur mirent en conflit Honmichi avec le gouvernement. L’affaire fut placée entre les mains d’un tribunal qui ne condamna pas Onishi pour le livret de 1928 en raison de troubles mentaux qu’on lui attribua, mais le condamna pour celui de 1938 à une peine de prison de durée indéfinie. Honmichi, fut interdite et dissoute par le gouvernement. La défaite japonaise de la seconde guerre mondiale permit la libération d’Onishi, qui travailla jusqu’à sa mort à la reconstruction d’Honmichi. Il y a actuellement plus de 300 000 membres.

Contrairement à la Tenrikyo*, qui considère que la révélation est complète et définitive, Honmichi soutient que la révélation évolue dans le temps au travers d’un prophète. Onishi affirmait être l’un d’entre eux. Selon cette doctrine d’autres prophètes doivent survenir. De ce fait il n’est pas étonnant de constater que le mouvement Honmishi aura été l’inspirateur d’un nombre important de nouvelles sectes religieuses. Avec Honmichi, quelques groupes religieux japonais ont défié le principe de la divinité de l’empereur et la police gouvernementale en temps de guerre.

L’objet de culte d’Honmichi est une divinité Shinto non conforme à la tradition : Ten no oya kamisama, ou  » Dieu, le parent céleste « .

HONMON BUTSURYUSHU. Ce nom est en fait un titre indiquant que c’était la première association bouddhiste laïque japonaise mettant tout particulièrement à l’honneur la Sutra du Lotus (Voir Nichiren). Le Reiyukai, Le Rissho Koseikai et la Soka Gakkai sont les organisations les plus importantes qui lui ont succédé. Nagamatsu Nissen (1817-1890), le fondateur, devint moine de l’école Nichiren Honmon Hokke en 1948. Déçu de l’étouffante atmosphère de la vie monastique, il laissa tomber les ordres en 1857 et créa la Honmon Butsuryuko, une association de laïcs croyants affiliée au culte Honmon Hokke. Nagamatsu Nissen persévérant dans ses critiques du monachisme bouddhique et de ses organisations finira par créer sa propre communauté de croyants laïcs, en utilisant des méthodes de recrutement agressif et en vantant les effets bénéfiques pour la santé de boire l’eau bénite de son temple.

Les mouvements bouddhistes établis, ainsi que le corps médical ayant été provoqués de la sorte ne cessèrent de porter des accusations contre Nissen, qui s’est retrouvé régulièrement mis en détention préventive. Mais l’association ne cessait d’attirer de nouveaux adhérents. Après la mort de Nissen, la Honmon Busruyuko perdit son caractère d’association laïque et se mua en une communauté de croyants laïcs et de prêtres.

En 1947, sous le nom d’Honmon Butsuryushu l’association devint indépendante. Le temple principal est situé à Yuseiji (Kyoto). L’organisation possède aussi des fidèles au Brésil, en Corée du sud, en Chine, à Taïwan et en Amérique du Nord. Il y aurait environ 550 000 membres.

IESU NO MITAMA KYOKAI. Connue aussi sous le nom d’Eglise de l’Esprit de Jésus (Spirit of Jesus Church), forte d’environ 250 000 membres répartis principalement au Japon, en Corée, à Taiwan et au Brésil. Elle puise ses origines dans une expérience pentecôtiste au cours de laquelle des membres de l’église se mirent à parler en langues lors d’une réunion présidée par le révérend Murai Jun (1907-70). Convaincus d’avoir redécouvert le vrai christianisme des origines et que les autres églises s’étaient fourvoyées, le groupe se plaça dès le début sous l’autorité de Murai Jun. Son épouse Murai Suwa lui succédera à sa mort. Comme la plupart des églises évangéliques pentecôtistes on y pratique l’onction d’huile pour la guérison divine des malades, certains reçoivent des révélations célestes et l’on y danse sous l’impulsion de l’Esprit Saint. Mais contrairement aux autres mouvements évangéliques, cette église procède au baptême pour les morts (comme les mormons) de telle sorte que cette pratique se substitue au culte des ancêtres typiquement japonais, qui est prohibé pour les adeptes de l’église.

Ainsi la Iesu no Mitama Kyokai organise un office religieux en mars, en mémoire des esprits des morts de manière à concurrencer la fête bouddhiste des défunts en été. Le siège du mouvement est installé à Tokyo.

ITTOEN. Nouveau mouvement religieux japonais. C’est une communauté utopique, niant son caractère religieux, constituée d’environ 70 familles à Kyoto. Elle existe sous ce nom depuis 1913, lorsqu’elle a été fondée par Nishida Tenko (1872-1968). L’orientation originelle était plutôt bouddhiste, bien que des influences Shinto et chrétiennes y soient présentes. Les origines d’ITTOEN se retrouvent dans l’expérience d’illumination mystique de Nishida en 1905.

Après avoir tenté pendant 8 ans de jouer le rôle de médiateur entre des fermiers et des investisseurs en conflit, Nischida se retira des affaires et commença à réfléchir comment les gens pourraient vivre ensemble sans conflit. Après 3 jours et nuits de jeûne devant un autel Shinto, il fut mis en éveil par les pleurs d’un bébé. Ceci lui donna l’idée que l’enfant qui tête sa mère, et sa mère qui lui donne le sein, prennent un plaisir mutuel. Ainsi, il est possible de prendre plaisir d’autrui sans conflit, si l’on vit naturellement en présence de la lumière (Ohikari), sans s’inquiéter de soi-même, et en s’occupant des tâches simples et humbles de la vie et recevant avec gratitude ce qui est donné.

Il fit quelques adeptes et, en 1913, le don d’un immeuble lui permit de constituer la communauté d’ITTOEN. Son Best Seller  » The Life of repentance  » (1921) rendit son message populaire et attira de nouveaux fidèles. Le successeur à la tête d’ITTOEN est le fils aîné du fondateur : Nishida Takeshi.

Actuellement les entreprises font appel à ITTOEN pour assurer des stages pour leurs employés dans l’esprit d’ITTOEN, mettant l’accent sur le sens du service gratuit sans désir d’en tirer quelque chose en retour.

JINGI-KAN. C’est l’office des affaires religieuses datant de 646, il a été remis en place en 1871 par l’empereur Meiji afin de contrôler les lieux de culte Shinto et leurs biens, dont les prêtres étaient appointés par l’état. Le bouddhisme fut interdit (1868-1872) et pourchassé au travers de l’organisation  » Haibutsu Kishaku  » (jetez dehors les bouddhistes), ce qui provoqua de graves troubles. De ce fait un nouvel office des affaires religieuses fut crée (1877), pour trouver un compromis entre les shintoïstes et les bouddhistes. Après la seconde guerre mondiale, la constitution japonaise sépara le Shinto de l’état, et renforça le principe de liberté religieuse (constitution de 1889).

JOHREI (Lumière divine). Méthode de purification des impuretés spirituelles et de guérison par l’énergie divine passant au travers des mains. Elle est utilisée par plusieurs mouvements dont la Sekai kyusei Kyo* et Mahikari. La  » Société de Johrei  » a été fondée en 1972 par des disciples de Mokichi Okada (Voir Sekai Kyusei Kyo). L’association Seimei Kyo* utilisant, elle aussi, la guérison spirituelle par le Johrei, a été fondée par Meishu Sama et diffuse son message de salut dans le monde entier.

KAMI. Désigne les Divinités Shinto (plus de 8 millions), s’attachant à des objets sacrés, êtres spirituels, sources, chutes d’eaux, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Les Kamis sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais n’étant pas tout puissants, et aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux gens sur terre.

KOFUKU NO KAGAKU. Mouvement bouddhiste japonais créé en 1986 regroupant plus de 9 millions de membres. Objectif : mettre en application la science divine du bonheur et de la réussite.

KOKUTAI SHINTO. On trouve les premières traces du culte de l’empereur chez les écrivains du 8ème siècle. En occident ce culte est appelé Tennoisme (Tenno = empereur).

Certains empereurs devinrent un objet particulier de vénération, tel l’empereur Ojin connu sous le nom d’Hachiman. A partir du 19ème siècle toutes les tombes identifiées comme appartenant à la famille royale ont été mises sous la juridiction de l’agence de la maison impériale, et ont depuis été considérées comme sacrées. Selon le Kokutai officiel l’empereur serait un descendant direct de la déesse solaire AMATERASU-OMIKAMI, incarnant un esprit de Kami chef de la religion Shinto, dont la parole revêt une autorité infaillible. Après la défaite de 1945 l’empereur a renoncé à sa divinité.

KONKOKYO. Au 19ème siècle, beaucoup de gens de la région d’Okayama, craignaient la déité(Kami) Konjin. Ils croyaient que ce Kami avait une action sur le temps et les saisons, et que les hommes qui interféraient dans son action devaient être châtiés de plusieurs façons : par 7 décès dans la famille si la faute était inconsciente, et par l’élimination de toute la famille dans le cas contraire.

Un jour du 19ème siècle, Kawate Bunjiro, vit plusieurs membres de sa famille décéder et devint lui-même gravement malade. Kawate en conclut que quelqu’un avait offensé le kami Konjin. Il pria donc le kami et lui confessa toute sa culpabilité en se confiant entièrement à sa grâce.

C’est à cette occasion que le kami montra à Kawate l’erreur de la crainte populaire à son encontre alors que c’était une divinité de grâce et d’amour. En 1859, Kawate proclama que le kami Konji avait pris possession de lui et qu’il devait être appelé dorénavant Konko-Daijin. De cette date à sa mort en 1883, Konko Daijin reçut en consultation chez lui ceux qui désiraient une réponse à des problèmes personnels. Il jouait un rôle de médium entre la divinité Konjin et les visiteurs.

C’est en 1885 que le Konkokyo s’est structuré en corps religieux. Son centre principal est à Konkocho. La médiumnité reste le trait le plus caractéristique du mouvement. Les gens continuent à venir consulter les médiums de konkokyo lorsqu’ils ont des problèmes, dans les quelques 1 700 lieux de culte. Actuellement, le mouvement compte plus de 450 000 membres. La plupart des adeptes hors du pays ont des ancêtres au Japon.

KUROZUMIKYO. L’un des plus anciens nouveau mouvement religieux du Japon. Il a été fondé par un prêtre Shinto, Kurozumi Muntada (1780-1850). Ce mouvement puise ses origines dans l’expérience de conversion religieuse de Kurozumi le 11 novembre 1814. Kurozumi, gravement malade, pria la déesse solaire AMARERASU-OMIKAMI et se consacra totalement à son culte. C’est à ce moment là qu’il réalisa que les Kamis* (dieux) et les êtres humains ne font qu’un. Il en vint à prêcher cette croyance avec succès grâce à la guérison qu’il opéra sur une servante, en lui imposant les mains et en soufflant sur l’organe malade. Des multitudes de gens accoururent pour obtenir de Kurozumi une aide ou une guérison. Kurozumi leur prêchait  » Les paroles célestes  » et ensuite les aidait individuellement à traiter leurs problèmes de santé.

Certains devinrent des croyants dont une bonne part provenait de la classe des samouraïs. Après la mort du fondateur, ses principaux disciples perpétuèrent son œuvre. En 1868 on comptait 100 000 fidèles, dont beaucoup de nobles. Lors des réunions aucune distinction n’était mise entre les classes sociales. Tous étaient considérés comme égaux, une révolution pour l’époque.

Le gouvernement reconnu le Kurozumikyo comme religion Shinto indépendante en 1876. Actuellement, il y aurait 300 000 adeptes. Le centre principal du mouvement se situe à Okayama (entre Kobé et Hiroshima). Après la mort de Kurozumi, la direction du mouvement a été assurée par les descendants successifs du fondateur.

Au Kurozumikyo on vénére non seulement Amaterasu et les autres divinités Shinto, mais aussi le fondateur qui y a été déifié. Un festival en l’honneur de Kurozumi à lieu chaque année en avril.

LIFE SPACE (Espace Vital). Secte créée en 1983 par Koji Takahashi, alias gourou Shakti Pat. En novembre 1999, le corps d’un homme mort à moitié momifié a été découvert dans une chambre d’hôtel à l’aéroport de Tokyo. Ceci a conduit la police japonaise à perquisitionner les locaux de la secte, car 2 adeptes veillaient le cadavre. Life Space est spécialisée dans le traitement spirituel des malades et des morts, et entraîne ses adeptes à dépasser leurs propres limites (Un étudiant en est décédé en 1995). Les enfants ne sont pas scolarisés et sont coupés du monde. Tout ce programme est destiné à prodiguer l’illumination et le Nirvana.

MAHIKARI. Il y a deux organisations principales revendiquant ce nom : Sekai Mahikari Bunmei Kyodan et Sukyo Mahikari. Les 2 s’inspirent de la pratique du Johrei*.

Les premiers auraient 75 000 adeptes et les seconds en revendiquent 800 000. Les deux groupes tirent leur origine d’un enseignant japonais : Okada Kotama (1901-1974).

En 1959 Okada reçut la révélation du dieu SU indiquant que le temps était venu pour le monde de passer de la civilisation matérielle à la civilisation spirituelle. Mais comme les gens sont trop égocentriques pour reconnaître le besoin de changer, la divinité (kami*) menace de purger le monde par le feu . Le Kami* a cependant prévu une voie de salut. La mission d’Okada va alors consister à permettre aux rayons de la lumière de vérité de passer au travers de la paume de sa main et purifier ainsi l’âme des gens et nettoyer le monde de son impureté. La divinité que les adeptes de Mahikari vénèrent est SU NO OKAMI. A l’exemple d’Okada les fidèles sont autorisés à prodiguer la lumière purificatrice avec leur main sur l’âme des personnes souffrantes. Bien-sûr, les adeptes forment l’élite spirituelle qui doit échapper au châtiment du feu et établira la civilisation de la vérité à venir.

Sekai Mahikari Bunmei Kyodan été légalement constituée au Japon en 1963. Lorsque Okada décéda, ce fut l’un des principaux dirigeant d’alors, Sekiguchi sakae qui fut désigné par le fondateur pour lui succéder. Mais la fille adoptive du fondateur, Okada Keishu, contesta cette succession. Ce fut une cour de justice japonaise qui trancha en faveur de Sekiguchi qui resta donc l’autorité doctrinale de Sekai Mahikari Bunmei Kyodan. Okoda Keishu provoqua alors une scission et prit la direction de Sukyo Mahikari qu’elle créa en 1978 avec des adeptes de la Sekai Mahikari Bunmei Kyodan (dont certains ignorèrent en Europe qu’il y ait eu une scission).

Ce mouvement est considéré comme une secte dans un certain nombre de pays. C’est le cas de la France, ou une commission parlementaire en 1995 à cité Sukyo Mahikari dans la liste des groupes sectaires. (voir Bouddhisme japonais).

NICHIREN Daishonin. Fondateur du mouvement bouddhiste japonais portant ce nom, appelé aussi HOKKESHU (secte du Lotus). Nichiren (1222-1282), né près de Chiba (japon), prononça ses vœux dans un temple local (Kamakura) en 1237 et étudia le Tendai*.

Ses adeptes datent la naissance de la première secte Nichiren en 1253, lorsque Nichiren proclama le mantra  » Namu-myoho-rengekyo  » (hommage au lotus de la bonne loi), un extrait du Sutra du Lotus. Ses fidèles adoptèrent désormais cette incantation. Nichiren, comme un  » Torquemada  » version bouddhiste, prêcha avec virulence à Kamakura, s’attaquant aux démons sociaux, c’est-à-dire les autres sectes et les autorités. A cause de cette attitude et de ses écrits il fut banni à la péninsule d’Izu.

Il revint 3 ans après à Kamakura intensifiant ses critiques. Sa doctrine se focalisa sur 3 grands secrets : Honzon, Daimoku et Kaidan. Tout cela impliquant l’adoration de la Shaka, la merveilleuse vérité contenue dans le Sutra du Lotus et l’accent mis sur la morale. Déviant de la doctrine Tendai*, il s’auto proclama disciple de la vivante Shaka. Par la suite ses disciples le considérèrent comme la réincarnation de Bosatsu Jogyo qui fut l’un des premiers disciples de Bouddha.

A nouveau exilé en 1271 et condamné à mourir sur l’île de Sado, il aurait survécu miraculeusement et se serait retiré 2 ans plus tard dans un temple près de Yamanashi où il mourut.

Il y a actuellement plus de 40 sectes se réclamant de Nichiren. La principale étant la  » Nichiren Soshu « , dirigée actuellement par un patriarche (Abe Nikken) des plus autoritaires et confronté à plusieurs affaires judiciaires (de mœurs et financières). Suite à des querelles de pouvoir la Nichiren Soshu s’est séparée, il y a quelques années de la Soka Gakkai, sa branche laïque, laquelle est décriée dans un certains nombres de pays, notamment en France, ou 2 commissions parlementaires l’ont répertoriée comme secte.

OMOTO. Un beau jour de 1892 au Japon, Deguchi Nao (1836-1918), une femme habituellement paisible, se trouve soudainement saisie, tel un médium, par l’esprit du Kami* Konjin (Voir Konkokyo).

Sa famille la croyant dérangée mentalement, l’enferma dans une chambre. Deguchi parvint malgré cela à inscrire sur un mur avec un ongle les messages du Kami*. C’est ainsi que débuta la rédaction de l’Ofudesaki que Nao transcrivit en transe médiumnique jusqu’à la fin de ses jours, alors qu’elle était quasiment illettrée. Deguchi Onisaburo (1871-1948), né sous le nom d’ Ueda kisaburo, fut adopté à l’âge adulte par la famille Deguchi. Lui aussi spirite, il réécrivit l’Ofudesaki dans un japonais littéraire intitulé Omoto Shinyu. Il transmettra aussi oralement le récit de ses expériences mystiques et les enseignements spirituels relatifs au monde des esprits. Les écrivains d’Omoto prendront note de ses enseignements et les publieront au travers d’une série de 81 volumes, le Reikai Monogatari (Histoire du monde spirituel). Ce sont là tous les écrits sacrés d’Omoto. Ces messages célestes enseignent qu’il est impératif de réformer le monde visible. Cette doctrine se heurta au gouvernement japonais d’avant-guerre. En 1921, les dirigeants d’Omoto furent arrêtés, pour être ensuite libérés à l’occasion de l’amnistie générale lorsque l’Empereur Showa accéda au pouvoir en 1926. En 1935, les dirigeants d’Omoto furent à nouveau emprisonnés, leurs lieux de cultes détruits, leurs biens saisis et leur organisation dissoute. Un certain nombre de ceux qui étaient adeptes ou sympathisants d’Omoto proclamèrent avoir reçu de nouvelles révélations du monde spirituel, et certains fondèrent de nouveaux mouvements, dont parmi les plus importants étaient : ANANAIKYO*, BYAKKO SHINKOKAI*, SAICHO NO IE* et SEKAI KYUSEIKYO*.

Grâce aux écrits d’Onisaburo, à sa spiritualité et à son habile sens de l’organisation, des gens de toutes les couches sociales rallièrent Omoto.

Actuellement, il y aurait plus de 180 000 membres d’Omoto, dont le quartier général est situé à Kameoka près de Kyoto. La succession a été assurée jusqu’à nos jours par des femmes de la lignée de Deguchi.

PL KYODAN. (Perfect Liberty Kyodan) Eglise de la parfaite liberté. Fondée en 1946 au Japon par Miki Tokuchika (1900-1983). Son enseignement principal est que  » la vie est un art « . Chacun possède une muse (kami*) lui conférant des talents. La finalité de la vie humaine consiste à développer ces dons afin de vivre généreusement, être créatif et heureux. Lorsque cet état total de liberté survient chez un individu, c’est lorsqu’il est en symbiose avec son kami*. Les dons artistiques ainsi conférés couvrent différents domaines : l’un aura un talent particulier pour le chant, l’autre pour l’écriture ou le golf. L’important est de cultiver son talent dans un esprit de gratitude envers tous les prédécesseurs qui ont apporté une contribution à l’amélioration du monde.

On y pratique aussi une incantation  » Oya Shikiri  » grâce à laquelle on reçoit des pouvoirs émanant d’un kami* personnel, capable de régler les problèmes qui se présentent dans la vie. Les membres portent aussi une amulette protectrice. La PL Kyodan est réputée pour l’enregistrement systématique des témoignages de santé des adeptes. On perçoit là un dessein de convaincre. PL KYODAN a un intime lien historique et doctrinal avec une organisation plus ancienne le Tokumitsukyo. PL KYODAN considère que Kanada Tokumitsu (1863-1919) est son père fondateur, que Miki Tokuharu (1871-1938) le père de Miki Tokuchika, est le fondateur de la 1ère génération. Tokuchika est lui, considéré comme le fondateur de la 2ème génération. Celui de la 3ème génération est son fils Takahito, l’actuel dirigeant. Le quartier général de PL KYODAN est à Osaka. Le mouvement revendique 2 millions de membres au Japon, et presque autant dans les autres pays du monde.

REIYUKAI. L’enseignement du Reiyukai pourrait se résumer à la nécessité d’accomplir régulièrement les rituels ancestraux liés au Sutra du Lotus. C’est un nouveau mouvement religieux japonais émanant de la tradition du bouddhisme Nichiren* . Kubo Kakutaro et sa belle-sœur Kotani Kimi (1901-1971) sont à l’origine de ce mouvement en 1924.

Lui fut l’organisateur et doctrinaire, elle fut le chamane ou médium guérisseur conformément à la répartition des tâches prônée par le Reiyukai ; on trouve dans l’organisation des répartitions similaires.

Parmi les couples ayant le grade d’exécutants, les femmes servent de médium reliant les croyants aux esprits, les maris ayant le rôle d’organisateurs. Les deux sont appelés  » parents « , et ceux qu’ils tentent de convertir, sont leurs enfants. Comme son nom le suggère le Reiyukai est  » la société des amis des esprits « . Il attache une grande importance aux relations harmonieuses entre les gens vivants et les esprits, particulièrement les esprits des ancêtres. La croyance veut que les esprits ancestraux soient conscients de l’existence de leurs descendants et leur accordent des bénédictions, mais ceci à condition que leur illumination soit achevée et qu’elle n’ait pas été stoppée par la négligence de leurs descendants à accomplir les rites prescrits en leur honneur.

La première responsabilité d’un adepte du Reiyukai est donc d’installer chez lui un autel pour les tablettes mortuaires de tous ses ancêtres, et d’accomplir chaque jour, matin et soir, les rites et offrandes prescrits dans le Sutra Bleu  » Aokyodan « , version simplifiée du Sutra du Lotus. Lorsque Kubo mourut et que Kotani se retrouva seule à la tête du mouvement, des frictions familiales amenèrent les enfants des fondateurs à se séparer et à fonder de nouvelles organisations sur des bases plus ou moins semblables. C’est ainsi que plus de 30 sous-groupes proviennent du Reiyukai. Le plus connu est certainement le Rissho Koseikai*. Actuellement le Reiyukai revendique 3 300 000 membres dans le monde.

RISSHO KOSEIKAI. Avec plus de 6,5 millions de membres, c’est l’un des plus important nouveaux mouvements religieux bouddhiste du Japon.

Tout commença en 1938 quand Naganuma Myoko (1889-1957), une médium du Reiyukai* et Niwano Nikkyo un dirigeant local du Reiyukai se trouvèrent incapables d’accepter la maladroite réécriture du Sutra du Lotus concoctée par Kotani Kimi (Voir Reiyukai). Il quittèrent le Reiyukai avec 30 partisans et créèrent ensemble leur propre mouvement. Comme dans d’autres groupes de ce type, tels le Reiyukai, Naganuma joua le rôle de chamane conseillant les gens ayant des problèmes, et Niwano avait le rôle d’organisateur. Au départ Naganuma jouait le rôle principal. A quelques exceptions près, les directives qu’elle donnait, elle les assenait de la part des kamis* (divinités) ou des Bouddhas et s’appliquaient à tous, y compris son associé Niwano. A la mort de Naganuma, Niwano prit les choses en main et réorganisa le mouvement en lui élaborant une doctrine mieux articulée et adaptée à la modernisation de la société. Ceux qui devenaient adeptes étaient tenus d’accomplir les rituels mortuaires ancestraux devant leur autel familial chaque matin et chaque soir. De plus, une fois par mois, ils devaient participer à une réunion locale du groupe.

Les adeptes assis en rond, doivent dévoiler leurs problèmes et recevoir les conseils du chef de groupe à la lumière de la loi bouddhique. La Rissho Koseikai possède des membres dans plusieurs pays, et a joué un rôle actif pendant des années, dans l’aide aux réfugiés et en oeuvrant pour la paix dans le monde. Selon Le Point du 14.10.95, des soupçons de corruption du ministre de la justice japonais, pesaient sur la Rissho Koseikai, pour qu’il s’oppose au projet du parlement qui souhaitait modifier la loi sur les cultes après l’attentat au gaz sarin par la secte Aum Shinri Kyo*.

RYOBU-SHINTO. (Honchi-Suijaku). C’est la convergence des divinités Shinto et bouddhiques dans le shintoïsme, souvent attribuée au philosophe et prêtre Gyogi (670-749) et qui a perduré jusqu’à nos jours avec des périodes et des fortunes diverses. Il fut proscrit pendant la période de Meiji (1868-1912), accusé d’être un Shinto dégradé.

SEICHO NO IE. Mouvement bouddhiste japonais créé en 1929 : 3 millions d’adhérents. (Voir Omoto)

SEIMEI KYO. Association fondée par Meishu Sama pratiquant la guérison spirituelle Jorhei*.

SEKAI KIRISU TOKYO SHINREI KYOKAI. C’est tout simplement le nom de la secte Moon (AUCM) en japonais. 500 000 adeptes dans le monde, dont une majeure partie en Corée, au Japon, en Uruguay, aux E.U. et environ 300 en France.

SEKAI KYUSEI KYO (Religion pour le salut du monde). (Voir à Johrei) Ce mouvement est connu en occident sous le nom d’Eglise Messianique Mondiale. Cette organisation de la  » Grande société japonaise Avalokistes Vara  » fondée par Okada Mokichi (1882-1965) à Tokyo en 1935. Okada étant malade rejoignit OMOTO* en 1920.

Il se consacra à maîtriser ses théories et pratiques de guérison spirituelle. C’est ainsi que OKADA, avec une poignée de fidèles, quitta OMOTO* en 1934 pour créer le SEKAI KYUSEI KYO. Son quartier général est situé à ATAMI (Shizuoka), et l’actuelle dirigeante est Okada Itsuki, la fille du fondateur. Le mouvement compterait 1 million de membres. SEKAI KYUSEI KYO tente d’expurger du monde la guerre et la pauvreté en construisant un monde idéal, le Paradis sur terre, caractérisé par la vérité, la bonté, la beauté et la paix permanentes. Comme beaucoup de nouveaux mouvements religieux, la Sekai Kyusei Kyo considère être au-delà des religions. Ses 2 pratiques les plus connues sont le Johrei* et le Shizen Noho qui est une technique d’agriculture naturelle. Le Johrei* est une pratique de guérison spirituelle. Les pratiquants croient que le pouvoir de guérison de la lumière divine sort de la paume de la main des adeptes pour se répandre sur le corps malade de ceux qui ont besoin d’aide. Au départ, seul le fondateur exerça ce pouvoir mais, par la suite, cette pratique devint accessible à tous les adeptes ayant reçu la  » lumière « . La divinité de laquelle provient cette lumière guérissante s’appelle selon les cas SU ou Kannon (voir aussi Mahikari). Ce mouvement soutient que la beauté est essentielle dans le Paradis, ce qui l’a amené à réunir un grand nombre d’objets d’art pour les exposer dans 2 musées.

SHINGON. (Chinois = Chen yen) La parole de vérité. Une secte bouddhique tantrique (occultiste), introduite au Japon par le prêtre Kukai qui était allé vivre en Chine en 804. 10 ans après son retour, en 806, il construisit un petit centre de méditation sur le Mont KOYA au japon, qui s’appellera plus tard le Kongobu-ji. Ses enseignements sont contenus dans un ou ouvrage en 10 volumes, le Jujui Shinron (822) qui plus tard sera abrégé en 3 volumes intitulés  » Hizoboyaku « . Pour démontrer la supériorité du Shingon, Kukai gradua la doctrine en 10 niveaux, allant des désirs sous-humains, en passant par la morale, le mysticisme primaire, 2 niveaux de bouddhisme classique (Theravada et Mahayana), le Hosso, le Tendai* et le Kegon pour aboutir au top niveau, c’est à dire le Shingon ésotérique.

Kukai rapporta des modelages peints de Chine et des diagrammes magiques. Le cœur de la foi Shingon repose sur le Dainichi, le Bouddha de la lumière infinie, source de toute existence. Les sculptures et peintures sacrées sont censées servir de médium connectant la divinité aux croyants, spécialement les images des 5 bouddhas du Kangokai  » Ashuk, Hosho, Amida*, Fukujoju et Dainichi « . Le Shingon comporte actuellement environ 45 sous-sectes. Le To-ji à Kyoto en est le temple principal ou l’on pratique les cultes ésotériques.

SHINNYOEN. Un nouveau mouvement religieux japonais dans la ligne du bouddhisme ésotérique traditionnel fondé par Ito Shinjo (1906-1986) et Ito Tomoji (1912-1967). Il serait fort de 1,8 millions de membres avec plusieurs centres en France, aux Etats-Unis, à Taiwan et dans le monde. Ito Shinjo était un ingénieur aéronautique passionné de divination. Le 4 février 1936 sa femme Tomoji, sous la conduite de sa tante Yui Tamae, reçut le puvoir de médium. Shinnyoen place sa fondation à partir de cette date où Shinjo, influencé par sa femme et sa tante dans la voie religieuse, créa la même année une organisation appelée Mokoto Kyodan dont les membres se réunissaient à leur domicile. En 1948 l’organisation prend le nom de Shinnyoen. Son siège, à Tachikawa, comporte une grande statue de Bouddha expérimentant l’illumination. La shinnyoen accorde une importance toute particulière au Sutra de la Grande mort, réputé contenir le dernier sermon de Bouddha. Elle enseigne que le pouvoir de médium réside potentiellement en tous ceux qui ont la nature du Bouddha, et que chacun n’a besoin que de le révéler au travers des pratiques ascétiques de la Shinnyoen. Devenir un médium est le but primordial d’un adepte Shinnyoen, et cela se gagne non seulement en soignant sa nature de Bouddha, mais aussi en accomplissant sa dévotion envers les esprits des ancêtres. La pratique consiste à voir son cœur comme dans un miroir au travers du médium qui, dans un état de transe, révèle à l’adepte son état intérieur. Deux des sœurs d’Ito Shinjo et Tanoji, Ito Shinzo et Ito Shinrei sont actuellement à la tête du mouvement.

SHINJI SHUMEIKAI. Fondatrice : Mme Koyama , qui est âgée de 91 ans. Il y aurait 300 000 adeptes et des succursales à Los Angeles, New York et Hong Kong. But : cultiver la beauté, promouvoir l’agriculture biologique et le bien être physique, mental et spirituel. Comme les autres NMR du Japon, cette organisation bénéficie d’importants avantages fiscaux et de subventions, ceci provoquant d’ailleurs la fréquente création de nouvelles associations religieuses. Cette manne financière a permis à la Shinji Shumeikai de s’offrir la construction pharaonique d’un musée où sont exposées des oeuvres d’art de grande valeur destinées à honorer le  » potentiel illimité de l’esprit humain « .

SHINTO. C’est la religion indigène du Japon. Elle a reçu ce nom au 8ème siècle (du chinois Shin Tao : chemin des dieux), après l’introduction du bouddhisme au Japon, pour s’en distinguer.

En Japonais elle porta probablement le nom de Kami no Michi. C’était un ensemble des rites agricoles primitifs, qui n’a jamais été doté d’un corpus doctrinal moral, ou philosophique écrit. Les anciens chamans Shinto accomplissaient les cérémonies. Parfois ceux de la tribu Yamato les exécutaient pour le compte des autres tribus. Leurs chefs tribaux assumaient leurs devoirs religieux en tant que dirigeants religieux de l’état Shinto.

Le shintoïsme prit une tournure politique au 8ème siècle quand les scribes de la tribu de Yamato attribuèrent une origine divine à la famille impériale, ce qui devint ensuite une règle (voir Kokutai Shinto). Les cérémonies Shinto visent à inviter les Kamis* (divinités ou forces de la nature) à apporter leur aide et leur protection aux hommes. Pour cela, des jeûnes, des offrandes, des prières et des purifications sont pratiquées. Il y a aussi des cérémonies communautaires instituées à certaines dates précises tout au long de l’année. Les fidèles sont amenés aussi à visiter les autels Shinto afin d’y accomplir leur dévotion. Le kami* est une mystérieuse force (divinité) de la nature associée principalement à une particularité topographique permanente (montagne sacrée, escarpement rocheux, chutes d’eau, arbres ETC …). Les commentateurs populaires se sont chargés ensuite d’amplifier le mystère par des récits légendaires au sujet de ces lieux magiques. Ces contes populaires rapportent des histoires d’animaux possédés d’esprits, de chiens ou chats ensorcelant des êtres humains, plus souvent des femmes. Les astres ne jouent qu’un rôle accessoire de kami* dans le shintoïsme. L’accent est mis sur l’importance de la pureté et de ce fait, un certain nombre de souillures doivent être évitées, notamment celles liées à la mort.

Le shintoïsme est destiné principalement à obtenir des avantages et des bénédictions pour cette vie présente, qui est considérée comme un don divin. Les rites purificatoires rendent l’adorateur présentable et donc apte à être entendu par le Kami*. Traditionnellement chaque village entretien l’autel de sa divinité tutélaire. En 1339, un traité politique et historique sur le Shinto (Jinno Shotoki), a servi de référence jusqu’à l’époque Meiji (1868-1912) pour fixer les pratiques et procédures administratives.

Ensuite le shintoïsme a été scindé en 2 branches, les sanctuaires Shinto (Jinja) et les écoles ou sectes Shinto (Kyoha). Le concept de divinité de l’empereur apparu dans le shintoïsme au 8ème siècle, doit son origine au principe confucéen de fidélité à l’état et à l’empereur, importé de Chine.

Après la seconde guerre mondiale, le Shinto a perdu son statut de religion officielle, et les membres des sanctuaires Shinto n’eurent plus d’offrandes obligatoires à verser. Depuis, les contributions sont devenues libres.

SHOTOKU. Le prince Shotoku, (8ème siècle) l’une des personnalités des plus saintes du bouddhisme japonais, auteur de plusieurs ouvrages d’inspiration confucéenne et bouddhique. Nombre de faits et miracles lui furent attribués. Il fut ensuite décrit comme une réincarnation de Bouddha. Toutes les sectes et écoles bouddhistes ultérieures (y compris le Zen) augmentèrent leur nombre d’adeptes lorsqu’elles proclamèrent l’inspiration divine des enseignements du prince.

SHUGENDO. Pratique officielle des moines ascètes japonais du Yamabushi. Ils gravissent les montagnes sacrées afin d’être investis des bons esprits, d’exorciser les démons et transmettre ainsi la volonté des kamis* aux fidèles dépendant des sanctuaires villageois. Ils sont organisés en écoles intimement liées aux mouvements ésotériques bouddhistes Shingon* et Tendai*. Le Shungendo a été proscrit à l’époque Meiji (1872), accusé d’être un Shinto déviant. Il y a toujours des Yamabushi actuellement.

SOKA GAKKAI (SK). (Voir aussi Rissho Koseikai) Non reconnue par l’Association des Bouddhistes de France en raison de son exclusivisme et de son prosélytisme intense, ce mouvement est au bouddhisme ce que les témoins de Jéhovah sont au christianisme. Ce mouvement est aussi cité dans les 2 derniers rapports parlementaires français (1995, 1999) consacrés aux dangers et nuisances des sectes. Il y aurait 12 Millions d’adeptes dans le monde, dont 9 au Japon . Le centre européen de la SK se trouve à Trets dans le sud de la France. Tsunesabura Makiguchi (1871-1944) créa en 1930 la Nichiren* Shoshu, école monacale du bouddhisme Nichiren* Daishonin, moine réformateur du 13ème siècle.

En 1937, il fonda la Soka kysiku Gakkai, association de laïcs mettant en pratique le bouddhisme Nichiren. Josei Toda lui a succédé de 1947 à 1958. Daisaku Ikeda (né en 1928 à Tokyo) préside actuellement la Soka Gakkai depuis 1975. La branche religieuse, la Nichiren Shoshu (Voir à ce mot) au travers de son grand patriarche Abe Nikken a excommunié le président Ikeda en 1990, ce qui provoqua une rupture entre la Soka Gakkai et l’organisation monastique de tutelle. La lutte fratricide fait toujours rage de nos jours où les ex-alliés s’excommunient mutuellement et copieusement.

La Soka Gakkai fait reposer l’essentiel de sa doctrine sur 2 chapitres du Sutra du Lotus en référence au moine Nichiren. Elle enseigne que la récitation répétitive d’une formule magique extraite du sutra du Lotus est porteuse automatiquement, pour les pratiquants, de réussite dans tous les domaines de la vie et de révélation spirituelle. C’est une sorte d’évangile de la prospérité version bouddhiste.

Chaque adepte aménage un autel à son domicile et y accueille éventuellement les réunions du groupe local. La Soka Gakkai bénéficie de l’appui du parti Komeito, très influent au parlement japonais. Ceci qui lui a permis de faire opposition au projet de réforme de la loi sur les cultes en 1995, suite à l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo par la secte Aum Shinri Kyo*.

TANTRISME. Doctrines et rites appartenant à l’hindouisme et au bouddhisme et dont les textes canoniques (Tantras), consacrés au culte de Shakti, ont été rédigés entre les 10 et 13ème siècles. Ils donnent la marche à suivre pour échapper à l’ignorance et à se libérer de la réincarnation grâce à la connaissance directe. Il existe 2 grandes écoles de tantrisme, dont la plus connue en Occident utilise la sexualité comme moyen d’aboutir à la réalisation spirituelle. Elle est très utilisée et souvent dévoyée par les sectes et groupuscules  » new age  » et certains psychothérapeutes peu recommandables.

TENDAI. Nom provenant d’une montagne et d’une secte chinoise (T’ien-T’ai). Le prêtre Saicho introduisit les doctrines du Tendai dans son monastère du Mont Hiei (Kyoto) à son retour de chine en 805. Il écrivit un traité (Kenkai-ren) consacré à la conduite de l’initiation dans le bouddhisme Mahayana (grand véhicule). La base doctrinale du Tendai repose sur le Sutra du Lotus (Hokkekyo), comme cela était le cas dans l’école bouddhiste Kegon (voir Bouddhisme au Japon). Le Bouddha Yakushi en est la divinité principale. Saicho construisit le premier centre de méditation consacré au Sutra du Lotus en 812, et élabora ensuite le culte ouvrant ainsi la voie à l’expansion du culte d’Amida*. Le Tendai devint ésotérique lorsque ENNIN introduisit l’usage tantrique des mandalas. Toutes les écoles bouddhistes Kamakura doivent leurs origines à des moines formés dans le Tendai : Le Pays pur, le Zen et Nichiren*. Le Tendai adopta des positions politiques très discutables à l’époque médiévale, ou ses moines soldats combattirent violemment les autres temples et sanctuaires Shinto, répandant la terreur dans la ville de Kyoto notamment. Oda Nobunaga (1534-82) se chargea de les calmer. Il les tua presque tous et confisqua leurs biens.

L’originalité doctrinale du Tendai réside dans le fait que la nature du Bouddha est inhérente à tous les êtres humains, même les plus modestes, et que l’illumination s’obtient par une conduite morale et une méditation rigoureuse. Les moines s’astreignent à une stricte discipline, lisent les Sutras* plus que leurs commentaires et étudient la triple vérité du Tendai : La vanité, l’état provisoire des choses et la voie du milieu.

TENRIKYO. Secte guérisseuse japonaise tirant son origine d’une femme chamane (Miko*), Nakayama Miki (1798-1887), dont le siège est à Tenri (Nara). En fait, le mouvement se radicalisa sous l’influence de celui qu est considéré comme le co-fondateur du Tenriyo, Iburi Izo.

Les adeptes vénèrent une divinité créatrice Tenri-o-no-mikoto ainsi que l’endroit où la création prit place. Le bonheur et la prospérité s’obtiennent en maîtrisant les faiblesses et les manquements humains. Le travail et le service accomplis dans l’harmonie sont censés conduire les croyants vers une vie meilleure, plus vertueuse lors de leur prochaine réincarnation. Il y aurait 1,7 millions d’adeptes (un centre est implanté dans les Hauts de Seine en France).

Les dirigeants successifs du Tenrikyo sont des descendants de Nakayama Miki. Tous les représentants des centres officiels sont liés à la diffusion de l’idéologie et sont de sérieux recruteurs.

ZEN MACROBIOTIQUE. Mouvement non reconnu par les autorités bouddhiques traditionnelles. Donc, à ne pas confondre avec le Zen. Nyoiti Sakurazawa, dit Georges Oshawa (1893-1967), ce japonais sans aucune formation médicale, se proclama un beau jour, prophète et devin. A l’âge de 18 ans, il reçut l’auto révélation d’une méthode alimentaire apte à guérir toutes les maladies, même les plus graves. Il suffirait donc de revenir aux saines nourritures de ses ancêtres japonais d’il y a 5000 ans. Michio Kushi, un japonais né en 1926, sera son successeur jusqu’à nos jours. Le mouvement se diffusera en France à partir de 1968, avec un ancrage solide notamment en Alsace à Muttersholtz avec l’association  » Terre et partage « . La mise en pratique de la doctrine consiste essentiellement en l’application de régimes alimentaires plus ou moins rigoureux dont les plus poussés s’avèrent dangereux. Des produits macrobiotiques sont vendus dans le monde entier. La devise des usines de fabrication à usage des travailleurs est  » La santé par le jeûne et le travail « .

Source de l’article : www.info-sectes.org

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