Tôdai souhaite s’ouvrir à l’international

L’Université de Tôkyô (Tôdai), la plus prestigieuse du pays, envisage de modifier son système de semestres afin de faciliter la venue d’étudiants étrangers.

L'auditorium Yasuda de l'université de Tôdai (© Daderot)

L’auditorium Yasuda de l’université de Tôdai (© Daderot)

En effet, au Japon, l’année scolaire commence traditionnellement en Avril et se termine en Mars et comme dans beaucoup d’autres établissements, l’année à Tôdai est composée de 2 semestres.

Un rapport remis ce mercredi au conseil d’administration préconise donc un passage à un système basé sur 4 trimestres. Une proposition suggère des trimestres d’avril à mai, septembre à octobre, novembre à décembre et janvier à février avec des vacances d’été de juin à août permettant la participation des étudiants à des programmes estivaux dans des universités étrangères. La seconde proposition, plus proche du système actuel, découpe l’année avec des trimestres d’avril à mai, juin à juillet, octobre à novembre et décembre à janvier.

Le principal effet de ce passage est de permettre de faire une rentrée à l’automne et de s’aligner ainsi sur les standards internationaux. Le but de cette rentrée étant bien évidemment d’encourager les étudiants étrangers à venir étudier à l’université. Selon ce rapport, cette mesure devrait aider le monde universitaire japonais, ainsi que l’ensemble de la société japonaise, à s’internationaliser.

Mais il n’est pas facile de changer les traditions. Bien qu’une partie des acteurs (universités, entreprises, etc.) trouve le projet intéressant, des critiques s’élèvent. Les principales sont que les entreprises devraient revoir leur calendrier de recrutement et qu’un écart se formerait entre les étudiants sortant du lycée et entrant au printemps et ceux rentrant en automne.

Le conseil d’administration se laisse jusqu’à fin juillet pour étudier les projets et rendre sa décision. Si l’une des solutions est retenue, elle devrait être mise en application à la fin de l’année scolaire de 2015.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources: The Japan Times