Trois ministres du Cabinet de Shinzo Abe se sont rendus au sanctuaire Yasukuni pour marquer le 68e anniversaire de la reddition du Japon durant la Seconde Guerre Mondiale.

Ces ministres sont : Yoshitaka Shindo, ministre des Affaires intérieures, Keiji Furuya, président de la Commission nationale de la sécurité publique et Tomomi Inada, ministre de la Réforme administrative.

Shinzo Abe ne s’est pas rendu au sanctuaire mais a fait un don via son assistant Kôichi Hagiuda en tant que leader du Parti Libéral Démocrate.

Le sanctuaire Yasukuni consacre les morts japonais tombés au combat mais il est sujet à controverse car 14 criminels de guerre y sont honorés dont le général Hideki Tojo.

La Chine avait exprimé son opposition à la visite des trois principaux ministres. Ainsi ni Abe, Premier ministre, ni Yoshihide Suga, secrétaire en chef du cabinet, ni Fumio Kishida, ministre des Affaires étrangères ne se sont rendus au Yasukuni aujourd’hui.

Lors de  son discours le Premier ministre a affirmé que le Japon allait « faire de [son] mieux pour apporter [sa] contribution à la paix dans le monde » avant d’ajouter qu’ « il est naturel pour un dirigeant japonais de prier pour ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur pays, à l’instar de ce que font les dirigeants des autres pays du monde ». Shinzo Abe semble adopter une position ambigüe en asseyant de réduire les tensions avec la Chine et la Corée mais il souhaite également satisfaire ses soutiens les plus à droite.

Yoshihide Suga a indiqué qu’il avait cru comprendre que les ministres qui ont visité le sanctuaire l’ont fait à titre privé et non en tant que ministres du Cabinet.

La Chine et la Corée du Sud ont exprimé leur mécontentement et les ambassadeurs japonais à Pékin et à Séoul ont été convoqués.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources : Le Monde, The Japan Times