Il s’agit de l’impossibilité d’un père japonais de devenir le père d’un bébé porté et accouché par une mère porteuse indienne.

Où est le problème ? Le Japonais en question et sa femme à l’époque avait fait un contrat avec une mère porteuse indienne. Ils auraient dû adopter l’enfant à la naissance, car c’était la seule possibilité de devenir ses vrais parents légaux.

Seulement, entre-temps, le coupe s’est séparé. L’ex-femme ne veut plus adopter l’enfant, alors que le Japonais souhaite adopter l’enfant… ce que le droit indien lui interdit, puisqu’il est un homme seul, bien qu’il soit le père biologique du bébé (par don de gamètes). La mère porteuse a abandonné l’enfant, qui se retrouve pris en charge par un hôpital et a la nationalité indienne.

Triste ironie du sort, la ville où il est né est récemment devenue un centre international pour l’insémination de mères porteuses. Malheureusement pour lui et pour son père, la législation en la matière est loin d’être harmonisée au niveau international.

Cette histoire pointe aussi un autre risque : celui que des enfants « commandés » ne soient plus souhaités si le couple se sépare. Actuellement, il est courant que des enfants grandissent seulement avec leur maman, en garde alternée ou dans une famille recomposée. Mais si cela peut être souvent difficile et douloureux pour l’enfant et ses parents, on peut imaginer que le lien biologique, la grossesse et l’accouchement aident à garder le lien avec l’enfant et à remplir le rôle de parent. Mais quid d’un bébé qu’on n’a pas porté et dont on n’a même pas vu le visage ?

Cette instrumentation me paraît bien pire que le risque de « marchandisation ».

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