Un pliage, 1000 grues et l’ombre d’un espoir

Le 25 Octobre 1955, l’âme d’une petite fille, qui répondait au nom de Sadako Sasaki, a touché le cœur de tous les japonais.

La statue de Sadako Sasaki à Hiroshima (© Taisyo)

La statue de Sadako Sasaki à Hiroshima (© Taisyo)

Une légende raconte que si l’on plie mille grues en papier, notre vœu le plus cher nous sera accordé. C’était ainsi la pensée qui flottait dans l’esprit de notre héroïne du jour, Sadako Sasaki. Le 6 Août 1945, la bombe atomique déploya ses ailes sur Hiroshima à 2 kilomètres de son habitation. Beaucoup de personnes furent tuées ce jour-là. Sadako en sortit indemne ou, du moins, c’est ce qu’il semblait. Sa croissance avança normalement, elle alla à l’école, eût des passions, et ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était la course à pied. Mais, les années passèrent et celle de 1954 fût toute particulière. Après plusieurs fatigues survenues, de plus en plus puissantes, les médecins lui détectèrent une leucémie. C’est alors que sa meilleure amie, Chizuko, tenant une grue en papier, vint lui parler de cette fameuse légende des mille grues. Pleine d’espoir, Sadako se lança alors dans ce périple. Les jours défilèrent, ses mains plièrent, et son rêve prit forme. Arrivée à cinq cents pliages, une ombre d’espoir apparut, et les docteurs lui dirent qu’elle pouvait rentrer chez elle, que son petit corps d’enfant allait mieux. Ce n’est pas pour autant que Sadako arrêtât sa quête, par peur de ne plus être abritée par cette ombre qui l’a protégeait de ce ciel de déchéance.

L’automne de 1955 souffla une nouvelle brise, chaleurs oubliées d’un début d’été venu, ce jour-là, la dernière feuille de ginkgo tomba.

Elle avait fini par atteindre les six cent quarante-quatre grues et mourut le 25 Octobre 1955, à 2 mois de ses 13 ans. Ses camarades de classe, craquelés par cette ombre d’espoir envolée, ne s’avouèrent pas brisés, ne s’avouèrent pas vaincus. Et ils se donnèrent la main pour finirent de plier ses mille grues. Ils réussirent, en plus de cela, à récolter assez d’argent pour ériger une statue en son nom. Aujourd’hui, elle prône dans le Parc de la Paix d’Hiroshima, Sadako Sasaki tenant une grue d’or dans ses mains. Depuis, l’histoire de Sadako et la légende de la grue sont un symbole de paix et, tous les ans, des milliers de grues du monde entier arrivent au pied de sa statue où chacun peut y lire :

 これはぼくらの叫びです

これは私たちの祈りです

世界に平和を きずくための

 

Kore wa bokura no sakebi desu.

Kore wa watashitachi no inori desu.

Sekai ni heiwa o kizuku tame no.

 

Ceci est notre cri.

Ceci est notre prière.

Pour construire la paix dans le monde.

 

Adresse pour envoyer votre grue :

Peace Promotion Division
The City of Hiroshima
1-5 Nakajima-cho Naka-ku,
Hiroshima 730-0811 Japan

Eliot Nine – sources : Japan Activator, Neosante, Rirarose (Blog)

  6 comments for “Un pliage, 1000 grues et l’ombre d’un espoir

  1. Neryia
    5 novembre 2013 at 7 h 47 min

    Merci pour cet émouvant article, et pour l’adresse.

  2. pontleve
    5 novembre 2013 at 11 h 39 min

    c est poignant et
    tres triste

  3. Defrey
    10 novembre 2013 at 0 h 02 min

    Oui! Merci pour l’article.
    Que le Japon reste un symbole de paix pour l’éternité au nom de Sadako Sasaki.

    • SLV
      11 novembre 2013 at 1 h 26 min

      Aaaargh! L’ombre blanche de Sadako!

  4. Didi
    14 novembre 2013 at 18 h 23 min

    Histoire qui fait tirer les larmes.

  5. 17 novembre 2013 at 16 h 26 min

    Merci pour vos commentaires. L’histoire est triste mais remplie d’espoir. Car même si cela ne s’est pas finit comme elle l’aurait désirée, le récit de sa vie n’aurait sans doute pas réussit à vivre à travers le temps si cela c’était finit différemment.

    Combien d’année encore parviendra t’elle à vivre à travers nous…

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