L’association Japonaise de Sumô a annoncé la mort de Taihô, le plus grand champion d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque ce samedi dans un hôpital de Tôkyô.

Taiho_Koki_Monument
Statue de Taihô Kôki (© Kouchiumi)

De son vrai nom Kôki Naya, il était détenteur du record historique du nombre de tournois gagnés avec 32 victoires, palmarès inégalé à ce jour. Il était très populaire dans les années 1960, époque où le monde du sumô n’avait pas encore connu ses nombreux scandales. Sa mort a fait la une de nombreux journaux, comme le quotidien Nikkan Sports qui le qualifie de « yokozuna le plus fort de toute l’histoire ».

Kôki Naya est né en 1940 sur l’île de Hokkaidô, île la plus au nord du pays, d’un père ukrainien et d’une mère japonaise. Il débute sa carrière en 1956 et remporte son premier championnat en 1960, devenant une légende : Taihô est alors le plus jeune sumô ayant jamais atteint le grade suprême de yokozuna, à seulement vingt et un ans. Il gagna alors trente-deux coupes impériales et sortit vainqueur à deux reprises d’affilées des six tournois annuels. Il remporta également huit tournois sans une seule défaite, avec un record imbattable de quarante-cinq matchs gagnés. Il se retire de la compétition en 1971 afin de fonder son propre écurie de sumôtori (lutteur de sumô), qui sera une grande réussite.

« Il incarnait à lui seul l’histoire du sumô », résume Chiyonofuji, un autre ancien yokozuna qui n’a remporté « que »  trente et un titres. « Ce petit titre en plus qu’il avait gagné, c’était hors d’atteinte pour moi. C’était la mesure de sa grandeur. », a-t-il raconté à l’agence Kyodô.

Sofia Ababou – sources: Le Monde