Dans la revue de presse du mardi 14 mai, nous aborderons : les discussions encore tendues entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud en vue d’un sommet trilatéral, les défis du Japon à recruter des femmes dans ses forces d’autodéfense en raison de problèmes persistants de harcèlement, et le procès à Nagoya concernant une élève de primaire victime de harcèlement scolaire.

Une discussion encore sous tension

Les relations entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud sont au premier plan des discussions internationales, alors que les ministres des Affaires étrangères chinois et sud-coréen se sont rencontrés à Pékin pour la première fois en six ans, visant à stabiliser les liens bilatéraux en déclin et à préparer un sommet trilatéral à Séoul. Ce sommet, prévu plus tard ce mois-ci, est crucial pour améliorer la coopération régionale. Cependant, les tensions entre Tôkyô et Séoul se sont exacerbées après la visite controversée d’un leader de l’opposition sud-coréenne sur les îles Dokdo, revendiquées par le Japon sous le nom de Takeshima mais contrôlées par la Corée du Sud depuis 1945. Le Japon a officiellement protesté, qualifiant cette visite d’« inacceptable » et de « regrettable », ce qui alimente les différends territoriaux avant le sommet trilatéral. Le secrétaire en chef du Cabinet japonais, Yoshimasa Hayashi, a souligné l’inquiétude de Tôkyô face à ces actions provocatrices. Ce contexte de rivalité régionale et de tensions historiques complique les efforts pour développer des relations plus harmonieuses entre les trois nations.

Femmes sous l’uniforme

Alors que le Japon s’engage dans une importante montée en puissance militaire, il peine à recruter les femmes nécessaires à ses forces de d’autodéfense, malgré les engagements des décideurs politiques. Après une série de cas de harcèlement sexuel, le nombre de candidatures féminines pour les Forces d’autodéfense a diminué de 12% en 2023. Un panel indépendant d’experts avait recommandé une révision nationale des standards de formation anti-harcèlement, mais le ministère de la Défense n’a pas l’intention de suivre cette recommandation. Les sessions de formation actuelles sont critiquées pour leur inefficacité et leur approche superficielle. La situation est aggravée par des incidents de harcèlement non résolus et la frustration des victimes face au processus interne de plainte. Les femmes représentent seulement 9% des effectifs militaires au Japon, contre 17% aux États-Unis. Le ministère de la Défense a introduit quelques mesures de prévention, mais l’absence de centralisation et de suivi rigoureux des formations suscite des critiques. Le professeur Tadaki a suggéré que le Japon pourrait s’inspirer des programmes de prévention du harcèlement plus structurés des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France.

Procès contre harcèlement scolaire

À Nagoya, une élève de primaire et son père ont intenté un procès contre son ancien professeur principal, l’opérateur de l’école et les parents d’une camarade de classe qui l’aurait harcelée, réclamant 6,6 millions de yens (environ 39 000 euros) en compensation pour la détresse émotionnelle subie. La plainte indique que la fille, en cinquième année à l’école primaire affiliée à l’université Sugiyama Jogakuen, a été frappée et insultée par une camarade. Malgré avoir signalé le harcèlement dans son journal d’été, son enseignant a simplement apposé un hanamaru, une marque d’excellent travail, sans intervenir. En se défendant contre son agresseur, la fille a été isolée par l’école, qui l’a placée dans une salle séparée à partir d’octobre, sans consulter ses parents. Elle a cessé de fréquenter l’école et consulte régulièrement un psychiatre. Le père a critiqué l’école pour ne pas avoir permis à sa fille de participer aux événements scolaires et de ne pas avoir répondu aux questions concernant son éducation. L’école a reconnu la gravité des incidents sous la loi pour la promotion de mesures anti-harcèlement et a mis en place un comité tiers pour enquêter. L’opérateur de l’école n’a pas encore commenté, n’ayant pas reçu la plainte.

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