Des étrangers manifestent à Tôkyô pour la régularisation de leur situation

Des étrangers ont manifesté ce dimanche à Tôkyô pour demander l’extension de leur visa arrivé à expiration. Ils demandent au gouvernement de leur accorder le droit de résidence et de retirer les ordres d’expulsion afin d’éviter de briser leur foyer.

L’association « Asian People’s Friendship Society » (la Société des Amis des Peuples d’Asie), qui a organisé cet évènement, lutte activement. Elle souhaite faire prendre conscience au gouvernement japonais que des dizaines de milliers d’immigrés vivent sans visa valide tout en ayant une place dans la société. Ces manifestants n’hésitent pas à prendre la parole pour parler de leur situation, et expliquent que cette condition précaire provoque des obstacles parfois très difficiles à surmonter pour leur famille. La plupart des enfants de ces ressortissants étrangers sont nés sur le sol japonais, fréquentent des écoles japonaises, et n’ont pourtant pas accès au système de sécurité sociale.

L’accès à l’assurance maladie est un enjeu majeur pour ces immigrants qui demandent une régularisation de leur situation, ainsi que la difficulté de trouver un emploi. Une Philippine de 43 ans vivant au Japon depuis 1994 n’arrive toujours pas à trouver un travail avec son visa actuel, le permis spécial de résidence. Ce visa a été mis en place par le gouvernement afin de permettre, dans certains cas, de régulariser des situations alors illégales, mais ne permet pas d’accéder à un emploi stable. Lal Daramasiri, un manifestant Sri Lankais de 39 ans demande qu’un visa lui soit accordé en vue de sa situation particulière : « Je suis resté illégalement sur le territoire à l’expiration de mon visa, mais je n’ai rien fait de mal. Je dois subvenir aux besoins de ma femme malade, mais je n’ai même pas le droit d’avoir un travail  ». Tous manifestent pour pouvoir travailler et vivre sans la peur constante de recevoir un ordre d’expulsion. Ils luttent contre la précarité de leur situation et attendent une réponse rapide des autorités.

Sofia Ababou – sources : Japan Times