Après l’essai nucléaire en Corée du Nord, le parti au pouvoir, ainsi que l’opposition, ont condamné l’action nord-coréenne et réclamé des sanctions à son encontre.

Shinzo Abe
Shinzo Abe en octobre 2006 (© U.S. Government)


Une version préliminaire de la résolution déposée mercredi indique que l’essai nucléaire nord-coréen est non seulement une infraction au régime international de non-prolifération nucléaire, mais il est aussi intolérable pour le Japon, qui reste le seul pays à avoir subi sur son territoire des attaques avec des bombes nucléaires. La résolution demande à la Corée du Nord l’abandon des armes nucléaires, d’accepter les inspections de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et à l’ONU de prendre des sanctions supplémentaires.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, et le président de la Corée du Sud, Lee Myung-Bak, souhaitent faire adopter une résolution au conseil de sécurité des Nations Unis afin de convenir des sanctions à adopter, avec le soutien des États-Unis. Ils s’accordent aussi sur le fait que la Chine a un rôle important à jouer pour mettre un frein aux ambitions nucléaires de la Corée du Nord. Le 12 février dernier, durant une réunion du Conseil de sécurité, Shinzo Abe a appelé à prendre des contre-mesures afin d’assurer la sécurité des citoyens japonais. Il a aussi demandé à améliorer la surveillance de possibles retombées radioactives. Abe s’est entretenu avec l’ambassadeur américain John Roos à propos de l’importance d’une alliance de sécurité entre le Japon et les États-Unis. « La déclaration du président Barack Obama, qui a dit que les États-Unis restaient résolus à respecter leurs engagements concernant la défense, est importante » a affirmé le Premier ministre.

Quant aux partis opposants, ils sont tous unanimes et protestent eux aussi de vive voix contre les actions nord-coréennes. Le président du Parti démocrate du Japon, Banri Kaieda, a ainsi déclaré que « l’essai nucléaire par la Corée du Nord est à la fois une menace pour le Japon, mais aussi pour la paix et la stabilité de l’Asie ».

Claire Bouyssou – sources : The Daily Yomiuri, Asahi Shimbun