Les militants de l’association écologiste américaine Sea Shepherd ont été considérés par une cour d’appel de San Francisco comme des « pirates » mercredi 27 février permettant aux baleiniers japonais de poursuivre leurs actions en justice contre eux.

Navire de Sea shepherd
Un des navires de Sea shepherd. Crédit photo: Melburnian.

C’est un nouveau tournant dans le conflit qui oppose l’association écologiste aux marins japonais. Ce bras de fer qui perdure depuis plusieurs mois, a atteint son paroxysme lundi 25 février lorsqu’une collision d’un bateau de Sea Shepherd avec un baleinier japonais s’est produite.

Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, ainsi que les militants de son association se sont vus être considérés comme des « pirates » par le juge Alex Kozinski. « Quand on percute des navires, qu’on lance des conteneurs d’acide, qu’on envoie des bombes fumigènes (…), on est, sans le moindre doute, un pirate » lança le juge tout en qualifiant son fondateur de personne « excentrique ».

Basée à Friday Harbor, dans l’Etat de Washington, Sea Shepherd perturbe chaque année les expéditions japonaises de chasse à la baleine. Déjà sous le coup d’une décision d’un tribunal américain lui ordonnant de se tenir à plus de 500 yards (457 mètres) de distance des baleiniers japonais, l’association risque une nouvelle fois de se retrouver en justice après la décision de la cour d’appel d’autoriser l’Institut à poursuivre ses actions judiciaires.

La cour d’appel a estimé que les plaignants chassent, dans le cadre de la recherche, la baleine dans une zone réglementée par une convention internationale que les Etats-Unis et le Japon ont signée. De son côté, Sea Shepherd estime que les baleiniers violent la décision de la Commission baleinière internationale (CBI) qui proscrit toute pêche à but commerciale. Bien que la pêche se fasse dans le cadre de la recherche, la chair des animaux finie sur les étals japonais.

Malgré cette décision judiciaire, il semblerait que cette lutte acharnée ne prenne pas fin de si tôt.

Quentin Guyomard-sources: Le Monde, the New York Times, Asahi Shinbun, Sea Shepherd