Ce vendredi 30 novembre le cabinet du premier ministre Yoshihiko Noda a approuvé un plan d’urgence afin de relancer la création d’emplois. Ce plan prévoit une aide de 880 milliards de Yen, soit près de 8.5 milliards d’euros.

Alors que certains voient cette mesure comme une occasion pour le premier ministre de s’attirer des votes en vue de l’élection législative qui aura lieu le 16 décembre, d’autres la voient comme une aide qui, à terme, pourrait relancer l’économie et l’emploi. Ces fonds sont destinés à aider les secteurs en difficulté, comme l’agriculture, la pêche, les soins à la personne, ainsi que les travaux publics, notamment pour la reconstruction des régions affectées par la catastrophe du 11 mars 2011. Yoshihiko Noda espère que ce budget (auquel s’ajoutent les 4,2 milliards d’euros débloqués en octobre) permettra la création d’environ 120 000 emplois dans tout le pays.

L’économie japonaise a du mal à se relancer, et différents facteurs sont en jeu. La catastrophe nucléaire de mars 2011 ainsi que la crise financière de 2008-2009 bloquent la relance de l’économie, et les difficultés économiques des pays d’Europe et des États Unis pénalisent les échanges commerciaux. En effet les ventes à l’étranger de l’Archipel ont baissé de 20% vers l’Union Européenne, mais également de 11,6% vers la Chine, son principal partenaire commercial (en raison du conflit territorial des îles Senkaku). En plus d’une baisse des exportations, le Japon connait aussi une demande trop faible par rapport à l’offre, ce qui perturbe le marché intérieur et le secteur de l’emploi. Le PIB du Japon a régressé de 0,9%, et risque selon les économistes de régresser encore fin 2012 et début 2013, et la déflation perdure. De plus, le Yen étant trop fort, la balance commerciale doit faire face au pire déficit qu’elle a subit depuis 30 ans.

Sofia Ababou – sources: Le Monde
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