Dans la revue de presse de ce vendredi 3 juillet 2026, voici nos actualités : le présence du ministre japonais de la Défense en marge d’un sommet de l’OTAN, la hausse des prix pour le renouvellement du statut de resident, ainsi que les Aïnous contestés dans leurs droits.
Présence japonaise à l’OTAN
Le ministre japonais de la Défense, Shinjirō Koizumi, se rendra en Turquie la semaine prochaine pour participer à des événements organisés en marge du sommet annuel de l’OTAN à Ankara. Cette visite illustre le rapprochement croissant entre l’Alliance atlantique et ses partenaires de l’Indo-Pacifique, dans un contexte où les enjeux de sécurité européens et asiatiques sont de plus en plus liés. Koizumi souhaite réaffirmer que la sécurité euro-atlantique et celle de l’Indo-Pacifique sont « indissociables », et renforcer la coopération autour d’un ordre international libre, ouvert et fondé sur l’État de droit. Il deviendra le premier ministre japonais de la Défense à participer à un forum industriel de défense de l’OTAN ainsi qu’à un dîner de travail avec ses homologues. Le secrétaire général Mark Rutte a invité, pour la première fois, les ministres de la Défense des quatre partenaires indo-pacifiques : Japon, Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande.
Hausse des frais pour les étrangers
Le gouvernement a présenté un projet de hausse des frais pour les étrangers demandant un changement ou un renouvellement de statut de résidence, ainsi que pour les candidats à la résidence permanente, à partir du 1er octobre. Les frais actuels, de 6 000 yens (environ 32 euros) pour un changement ou renouvellement et de 10 000 yens (environ 54 euros) pour la résidence permanente, augmenteront fortement. Les permis de trois mois ou moins coûteront 10 000 yens, tandis que les séjours de cinq ans ou plus atteindront 75 000 yens (environ 407 euros) en présentiel, ou 65 000 yens (environ 353 euros) en ligne. La résidence permanente passera à 200 000 yens (environ 1085 euros). Le gouvernement justifie ces montants par les coûts administratifs et souhaite encourager les démarches en ligne. Des réductions ou exemptions seront prévues pour certains cas humanitaires. Les recettes serviront notamment à financer un programme national d’apprentissage du japonais et d’adaptation à la vie au Japon.
Droit du peuple Aïnou
La Haute Cour de Sapporo a confirmé une décision de première instance rejetant l’appel d’un groupe aïnou de Hokkaidō qui demandait la reconnaissance de son droit ancestral à pêcher le saumon dans une rivière locale. La Raporo Ainu Nation, composée notamment de descendants de communautés installées depuis des siècles autour de la rivière à Urahoro, revendiquait ce droit au nom de son statut de peuple autochtone. La cour a estimé qu’une telle reconnaissance reviendrait à accorder un droit exclusif de pêche commerciale sur une zone précise de la rivière. En avril 2024, le tribunal de district de Sapporo avait déjà jugé que la rivière relevait du domaine public, tout en reconnaissant l’histoire de la pêche aïnoue dans la région depuis l’époque d’Edo et son importance culturelle. Le groupe affirme ne pas vouloir monopoliser la pêche, mais faire reconnaître des droits fondés sur l’histoire, la tradition et le droit international.



