Dans la revue de presse de ce vendredi 17 juillet 2026, voici nos actualités : le parlement annonce deux nouvelles lois concernant la famille impériale, le net recul des plages de sable, les festivités à Kyōto et défilés de chars, ainsi que les élus du programme JET.
Succession au trône
Pour la première fois depuis 1947, le parlement japonais a adopté une révision de la loi concernant la succession au trône impérial. La question de la succession était devenue plus qu’urgente, alors que le Japon ne compte que trois héritiers de l’empereur Naruhito. Deux mesures ont donc été introduites, afin de préserver la lignée masculine de la plus ancienne monarchie héréditaire au monde. D’abord, les descendants masculins des branches plus éloignées, qui avaient été exclues de la famille impériale pendant l’occupation américaine, pourront accéder au trône. Ensuite, les princesses qui épousent des citoyens ordinaires pourront conserver leur statut impérial. En revanche, leur mari ainsi que leurs enfants ne deviendront pas membres de la famille impériale. Le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi présente cette réforme comme une solution visant à assurer la pérennité de la monarchie. Cependant, cette décision ne fait aucune mention de la possibilité pour une femme ou pour un homme issu de la lignée maternelle d’accéder au trône. Pourtant, selon un récent sondage de Kyōdō News, 83 % des personnes interrogées se déclarent favorables à l’accession au trône d’une femme. Toutefois, le Parlement assure que le nouveau système impérial fera l’objet d’une réévaluation tous les trente ans afin d’en évaluer les éventuelles limites.
Des plages qui reculent
Les plages de sable du Japon rétrécissent rapidement. Si le gouvernement ne met pas en place des mesures efficaces, le pays pourrait voir plus de 60 % de ses plages disparaître avant 2100. Celles-ci sont menacées à la fois par l’érosion naturelle et par la montée du niveau de la mer liée au changement climatique. Le problème n’est pas nouveau en soi, puisque, après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux barrages avaient été construits, limitant ainsi l’apport de sable vers les côtes. Cependant, aujourd’hui, le problème s’intensifie sous l’effet du réchauffement climatique. À Hokota, dans le département d’Ibaraki, une plage autrefois surnommée la « Côte dorée d’Ibaraki » a dû fermer en raison du manque de sable, qui rendait la baignade dangereuse. D’après les dernières études, la largeur moyenne des plages de sable est passée de 63 mètres en 1950 à environ 43 mètres en 1990. Keiko Udo, professeure et ingénieure à l’université du Tōhoku, rapporte que, même si la hausse des températures était maintenue en dessous de 2 °C, la disparition des plages serait inévitable. De plus, les plages de sable jouent un rôle majeur en tant que barrières naturelles contre les fortes vagues. Le sable agit comme un dispositif naturel qui absorbe et réduit les chocs causés par ces intempéries. En ce sens, protéger ces écosystèmes et réfléchir à des solutions demeure essentiel pour l’avenir du Japon.
Festival de Gion
Aujourd’hui s’est tenu à Kyōto le défilé des chars Yamaboko. C’est le moment le plus impressionnant du festival de Gion, qui est l’un des plus anciens et des plus célèbres du pays. Pour comprendre l’origine de cette tradition, il faut remonter au IXᵉ siècle, lorsque Kyōto, anciennement appelée Heian-kyō, était la capitale impériale. En 869, une grave épidémie frappa la ville. Pour tenter d’apaiser les mauvais esprits, la cour impériale organisa un rituel de purification qui donna naissance à cette célébration. Les chars Yamaboko, en particulier les plus imposants, servaient autrefois, selon les croyances populaires, à contenir les esprits malveillants. Aujourd’hui, ils permettent surtout d’entretenir les traditions et transmettre les savoir-faire entre les générations. Construits en bois et sans clous, ils reposent uniquement sur un assemblage de cordes habilement réalisé. Ces chefs-œuvre ambulants, souvent qualifiés de « musées d’art ambulants », parcourent les rues de Kyōto. Ils diffusent la musique traditionnelle du festival appelée « konchikichin ». Malgré les siècles, les guerres et les destructions, le festival a survécu grâce aux habitants qui continuent de célébrer la tradition. Depuis 2009, la célébration est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO afin de protéger et valoriser ce symbole de la culture japonaise.
Heureux élus
Le 7 juillet 2026, l’ambassadeur du Japon en France, Hideo Suzuki, a accueilli à Paris les représentants de plusieurs collectivités françaises afin de célébrer le départ des huit lauréats du programme JET 2026. Sept d’entre eux rejoindront des collectivités japonaises comme coordinateurs des relations internationales, dans les départements d’Ibaraki, d’Aichi et de Mie, ainsi que dans les villes d’Izumo, Asago, Kanazawa et Niseko. Une participante sera, quant à elle, affectée à Shizuoka comme assistante de langue. Créé pour favoriser les échanges entre le Japon et l’étranger, le programme JET permet à de jeunes professionnels de travailler au sein de collectivités locales ou d’établissements scolaires. Leurs missions couvrent la promotion du tourisme, le développement de partenariats, l’enseignement des langues et la diffusion de la culture française. En 2025, 5 933 participants issus de 54 pays travaillaient au Japon dans le cadre de ce dispositif international, désormais bien établi et toujours attractif.



