Dans la revue de presse de ce vendredi 9 octobre 2026, voici nos actualités : les débats sur le projet de loi de baisse de la taxe à la consommation sur les aliments et boissons non alcoolisées, les modifications des allocations familiales pour les fonctionnaires japonais en poste à l’étranger, et la controverse sur les coureurs autour du palais impérial.
Des débats animés pour un projet de loi
Le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi a soumis vendredi au Parlement son projet de loi de réduction de la taxe à la consommation des aliments et boissons non alcoolisées, sa mesure phare, ouvrant des débats intenses la semaine prochaine. La taxe passerait de 8 % à 1 % en avril, avant de revenir à 8 % en 2029, avec la mise en place d’un système de prestations liées aux revenus. L’opposition, majoritaire à la Chambre des conseillers, compte presser le gouvernement de préciser le financement de cette perte de recettes. Masayo Tanabu, du Parti démocratique constitutionnel, dont la formation proposait une baisse similaire en 2025, estime désormais préférable d’utiliser dès à présent le système de prestations, une baisse forcée de la taxe pouvant provoquer des hausses des taux d’intérêt et la chute du yen. À la Chambre des représentants, Yūichirō Tamaki a pointé les secteurs pénalisés : les agriculteurs exemptés ne pourraient répercuter leurs coûts, et les restaurateurs craignent un recul de l’activité. Takaichi a promis des subventions agricoles et un soutien restaurant par restaurant. Les débats commencent mardi, avec l’objectif d’adoption du texte avant le 12 décembre.
Une révision rare et importante
Le ministère des Affaires étrangères a procédé à ce qu’il présente comme la « première révision fondamentale en 40 ans » de son système d’allocations familiales pour le personnel des ambassades. Sur près de 7 000 fonctionnaires, environ 3 800 travaillent à l’étranger, avec une indemnité de base mensuelle d’au moins 260 000 yens (environ 1 463 euros), exonérée d’impôt. Mais la hausse des prix et le yen faible rendent la vie coûteuse : les frais de scolarité dans les écoles internationales peuvent dépasser 500 000 yens par mois (environ 2 813 euros). Depuis avril, une nouvelle « allocation pour enfants accompagnants », égale à 8 % de l’indemnité de base par enfant, s’ajoute à l’ancienne allocation de conjoint, ramenée de 20 % à 13 % : les ménages avec enfants y gagnent tous (21 % pour un enfant, 29 % pour deux). Le plafond de l’allocation supplémentaire pour les 3-5 ans passe de 51 000 à 93 000 yens (de 286 euros à 523 euros), et une indemnité de 65 000 yens (environ 365 euros) est créée pour les postes en solo. Mais le comité consultatif du ministère juge ces niveaux insuffisants et demande un élargissement fondamental du soutien.
Plaintes sur les réseaux sociaux
Le circuit de 5 kilomètres autour du Palais impérial de Tōkyō, prisé des coureurs pour ses longues portions sans feux tricolores et sa proximité du quartier d’affaires de Marunouchi, fait parler mais pour de mauvaises raisons. Sur les réseaux sociaux, des internautes réclament son interdiction, dénonçant des coureurs fonçant sur les piétons, familles et personnes âgées, dans un contexte de congestion touristique croissante. Un post sur X réclamant une interdiction totale a recueilli 8 400 « j’aime ». En réponse, l’arrondissement de Chiyoda, qui priorise déjà les piétons dans ses règles (sens antihoraire, interdiction de la musique, vitesse modérée), annonce étudier la question et envisage d’installer des caméras et panneaux d’avertissement supplémentaires. Les coureurs réguliers plaident la coexistence : Yasuhiko Haga, qui court tôt le matin, estime que le respect mutuel et quelques incidents isolés amplifiés par les réseaux sociaux ternissent l’image d’une pratique bien intégrée. Alice, organisatrice d’un club de course, suggère des chemins séparés, tandis que Benjamin Cordier souligne l’ambiance conviviale des courses matinales et le sentiment d’appartenance qu’offrent les clubs.



