Base de Futenma : le ministre japonais des AE présente des excuses aux habitants d’Okinawa

Le ministre japonais des Affaires étrangères Seiji Maehara a présenté mardi des excuses aux habitants de l’île d’Okinawa, car le Parti démocrate du Japon (PDJ), parti au pouvoir, a échoué à obtenir le retrait de la base aérienne de la Marine américaine de Futenma d’Okinawa, située dans l’extrême-sud du pays.

« Je présente mes plus sincères excuses à la population d’Okinawa », a affirmé M. Maehara, au cours d’une réunion avec le gouverneur de la circonscription d’Okinawa, Hirokazu Nakaima, dans un hôtel à Naha.

M. Maehara, qui est à Okinawa pour une visite d’une journée, qui fait suite à une autre visite effectuée samedi dernier par le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a souhaité obtenir la compréhension des habitants d’Okinawa sur l’accord nippo-américain sur le transfert de la base de Futenma.

De son côté, M. Nakaima a fait savoir qu’il serait « plus rapide » de trouver un endroit en dehors d’Okinawa pour accueillir la base américaine que de mettre en application le projet, prévoyant un déménagement de la base au sein de la circonscription.

Il a confié aux journalistes, suite à la réunion avec M. Maehara, que leurs avis restaient opposés sur ce dossier.

Le Japon et les Etats-Unis ont convenu en mai dernier de s’en tenir à un accord bilatéral conclu en 2006, destiné à déplacer la base aérienne de Futenma, située actuellement à Ginowan, une zone densément peuplée, vers Nago, une zone côtière où les habitants sont moins nombreux, toujours dans la circonscription d’Okinawa.

L’armée américaine occupe environ 75% du territoire d’Okinawa, qui ne représente lui-même que 0,6% de la superficie totale de l’archipel japonais.

Les autorités et les habitants de l’île se plaignent constamment de la présence militaire américaine disproportionnée, mentionnant des problèmes de pollution, de bruit, d’accidents et de crimes et délits.

M. Kan projette de publier un communiqué conjoint sur le dossier du changement d’implantation avec M. Obama au cours de sa prochaine visite aux Etats-Unis prévue pour le printemps prochain, bien qu’il se soit récemment attiré la colère de Washington en refusant d’établir une date butoir pour la résolution de ce dossier de plus en plus épineux.

Source: [Le journal du Peuple->http://french.peopledaily.com.cn/International/7238430.html]