Le Parlement japonais adopte un projet de loi militaire et un amendement financier

Le Parlement japonais a donné son feu vert vendredi à un projet de loi prévoyant une prolongation de la mission navale japonaise de soutien logistique à la coalition internationale dans l’océan Indien et à un amendement financier permettant désormais aux fonds publics d’entrer dans le secteur bancaire.

Le projet de loi controversé sur la prolongation de la mission a été passé par un nouveau vote de la Chambre des représentants, passant outre à l’opposition sur ce sujet de la Chambre des conseillers.

La Chambre des représentants (Chambre basse) dominée par la coalition au pouvoir a pris cette décision, malgré le rejet de la Chambre des conseillers (Chambre haute), contrôlée par l’opposition

En vertu d’une loi temporaire d’une durée d’un an, la mission maritime de ravitaillement menée par les Forces navales d’auto-défense (MSDF), la marine japonaise, doit expirer le 15 janvier 2009. Le projet de loi visant à proroger la mission a été soumis le 29 septembre dernier au Parlement.

Dans le cadre de cette mission, les MSDF sont chargées de ravitailler en carburant les vaisseaux étrangers participant aux opérations américaines visant à attaquer tous les bateaux liés au terrorisme.

Ce projet de loi, approuvé par la Chambre basse le 21 octobre, a été rejeté par la Chambre haute lors d’une session plénière tenue vendredi matin.

Pourtant, la Chambre basse l’a adopté vendredi après-midi, à 334 voix pour et 133 contre, permettant au Japon de renouveler sa mission pour une autre année à compter du 15 janvier prochain.

L’amendement à un projet de loi financier déposé par le Parti démocrate du Japon (PDJ, opposition) a également été ratifié.

Ce projet de loi financier, dont la version originale a été proposée par le gouvernement, a été entériné le 6 novembre dernier par la Chambre basse.

Conformément à cet amendement, la Shinginko Tokyo, une banque entachée par un scandale et appartenant au gouvernement métropolitain de Tokyo, sera exempte d’injections de fonds publics, en raison de ses pratiques imprudentes en matière de crédit.

[Xinhua->http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-12/12/content_778586.htm]