Les pirates somaliens ont relâché un navire japonais et un navire malaysien après leurs enlèvements en juillet et en août respectivement, a indiqué un responsable du transport maritime régional samedi.

Andrew Mwangura du programme d’assistance aux marins a déclaré que le bateau japonais, MV Stella Maris, et ses 21 membres d’équipage ont été libérés après le paiement d’une rançon de deux millions de dollars, trois mois après son enlèvement au large des côtes de la Somalie.

« Le bateau malaysien a aussi payé une rançon similaire à celle du navire japonais. Les deux ont été libérés ce matin », a affirmé M. Mwangura à Xinhua au téléphone samedi.

Le pétrolier malaysien, MT Bunga Melati Dua, appartient à la société malaysienne International Shipping Corporation. Le navire mettait le cap sur les eaux territoriales somaliennes lorsqu’il a été enlevé le mois dernier.

Les pirates ont récemment intensifié les attaques sur les bateaux naviguant sur les routes maritimes proches de la Somalie. Vendredi, les pirates se sont emparés d’un cargo ukrainien au large des côtes somaliennes alors qu’il transportait 33 chars et d’autres armes.

Le navire baptisé Faina battant pavillon du Belize, transportait une cargaison d’armes autorisée par les autorités ukrainiennes pour le gouvernement kenyan comprenant des chars T-72 et un nombre supplémentaire de blindés de transport de troupes.

M. Mwangura a fait savoir que les pirates somaliens réclament une rançon de 35 millions de dollars en échange du navire ukrainien MV Faina.

Le gouvernement fédéral somalien de transition, confronté à une insurrection sanglante, a été jusqu’ici incapable de maîtriser les pirates. Plus de dix navires devraient être entre les mains des pirates en ce moment, dont six enlevés en moins de deux semaines.

Mwangura a déclaré que plus de 50 bateaux ont été attaqués cette année, dont la plupart au large des côtes somaliennes de Puntland, faisant de cette partie du littoral l’une des plus dangereuses dans le monde.

Une vague d’enlèvements par les pirates au large des côtes de la Somalie a provoqué le déploiement d’une force navale pour patrouiller dans les eaux les plus dangereuses du monde.

Xinhua

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