Mardi 16 octobre, Browning et Dozierwalker, deux matelots de l’US Navy, ont été interpellés pour le viol présumé d’une femme le jour même.

Dozierwalker a reconnu les faits à l’inverse de son collègue. Ce dernier a tout d’abord démenti avoir agressé la jeune femme arguant qu’il était resté à son hôtel avant de se rétracter et d’indiquer qu’il ne se souvenait pas des détails de l’incident car étant en état d’ivresse au moment de l’agression. Des effets personnels de la victime ont notamment été retrouvés dans la chambre de Browning.

Lundi dernier, l’Assemblée de la préfecture d’Okinawa a unanimement condamné cette agression en adoptant une résolution contre les gouvernements japonais et américain afin d’exprimer son ressentiment pour cette affaire. « Notre colère est indescriptible » a indiqué le président de l’Assemblée, Masaharu Kina, notant également qu’il s’agit du 5747e crime commis par un militaire américain depuis la restitution du département en 1972.

Cet incident intervient dans un contexte déjà tendu de par le déploiement controversé des aéronefs Ospreys, ainsi, certains habitants ont exprimé leur désir de départ des bases US. La résolution demande, quant à elle, une punition sévère pour les coupables, une refonte de l’accord régissant le traitement des soldats américains sur le sol japonais, un dédommagement et des excuses à la victime ainsi qu’une éducation aux droits de l’homme pour les militaires.

Pierre-Etienne De Lazzer – sources: The Japan Times, The Daily Yomiuri