Dans la revue de presse du vendredi 30 mars, la résolution de l’Université de Kyôto de ne pas développer La recherche militaire, le constat alarmant des rejets d’eau contaminée sur le site de Fukushima, la descente aux enfers de l’entraîneur de sumo Takanohana et la naissance d’une route spectaculaire au nord du Honshû.

L’université de Kyôto porte haut ses valeurs

L’Université de Kyôto, l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses du pays, a annoncé qu’elle ne se lancerait pas dans la recherche militaire. Cette décision, actée dans la politique interne, advient alors que le ministère de la Défense a annoncé l’ouverture de fonds supplémentaires pour la recherche dans ce domaine. Le président de l’Université, Juichi Yamagiwa, a commenté : « la mission de notre université est de contribuer à l’harmonie et à la coexistence grâce à des recherches approfondies, basée sur la liberté et l’indépendance. »

Fuites radioactives en mer

La page est loin d’être tournée pour Fukushima. Une étude menée par un professeur de l’Institut de la Radioactivité Environnementale de l’Université de Fukushima, démontre que de l’eau radioactive continue de s’écouler dans la mer. Alors que l’on commémorait ce mois-ci les sept ans de l’accident, deux milliards de becquerels sont encore déversés dans le Pacifique, chaque jour. La concentration en radium dans l’eau de mer proche de la zone du drame ne serait en revanche plus dangereuse pour l’industrie de la pêche selon le document.

Sumo à scandales

Une descente digne de Stupeurs et Tremblements. L’Association Japonaise de Sumo (NSK) a rétrogradé Takanohana de deux rangs ce jeudi. Ancien lutteur de sumo, Takanohana Kôji est à présent oyakata, entraîneur de l’écurie qui porte son nom. Cela représente une chute de cinq rangs hiérarchiques dans l’association officielle depuis janvier. La NSK reproche à l’ancien yokozuna son absence au dernier tournoi de printemps et son incapacité à faire face aux affaires de violence hors du ring qui avaient éclaté il y a plusieurs semaines. L’institution craint que le sport et sa réputation ne pâtissent des récents scandales.

Couloir de neige à Aomori

Un couloir de neige de sept à huit mètres de haut qui a demandé un mois de travail. La route Hakkoda-Towada Gold Line, fermée en hiver, serpente entre Aomori et Towada. Deux compagnies privées se sont attelées à déblayer la neige pour créer un impressionnant corridor. Sur huit kilomètres, les visiteurs pourront emprunter une route de montagne hors du commun, complètement entourée de neige. Elle ouvrira au public le premier avril. Le reportage vidéo du Mainichi Shimbun montre des images des travaux ainsi que la chanson officielle des travailleurs de la neige d’Hakkoda.

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