Dans la revue de presse de ce mercredi 8 juillet 2026, voici nos actualités : le gouvernement qui réfute avoir mis la pression à la Banque du Japon, la loi pour relancer l’attractivité des îles frontières, ainsi que la levée de l’interdiction de la chasse à l’ours.
Pas de pression de la part du gouvernement
Le ministre de la Politique économique et budgétaire, Minoru Kiuchi, a démenti l’idée selon laquelle le gouvernement ferait pression sur la Banque du Japon pour éviter de nouvelles hausses de taux. Il a parlé d’un « malentendu », après la montée des rendements obligataires japonais à des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. Selon lui, la politique monétaire reste du ressort de la banque centrale. Des investisseurs avaient interprété le projet de nouvelle politique économique du gouvernement Takaichi comme un signal en faveur de taux bas et d’une relance budgétaire accrue. La suppression de la référence à la « consolidation budgétaire » a aussi nourri les inquiétudes sur les finances publiques japonaises. Ces craintes ont fait grimper le rendement des obligations d’État à dix ans et affaibli le yen. Kiuchi assure toutefois que le gouvernement ne mènera pas une politique budgétaire irresponsable.
Importance des îles frontières
Le Parlement a adopté mercredi un projet de loi ajoutant six îles à la liste des îles frontalières habitées pouvant bénéficier d’aides publiques destinées à encourager l’installation de résidents. La révision de la loi spéciale sur la préservation de ces territoires prévoit notamment de promouvoir un tourisme fondé sur des séjours plus longs, afin de soutenir l’économie locale, et demande aux gouvernements départementaux de renforcer leurs efforts contre le dépeuplement. Cette législation vise à maintenir une présence humaine sur des îles jugées importantes pour la gestion des eaux territoriales japonaises et de la zone économique exclusive. Alors qu’elle devait expirer en mars prochain, la loi sera prolongée jusqu’en mars 2037. Les six îles concernées sont Teuri et Yagishiri à Hokkaidō, Tobishima dans le département de Yamagata, Awashima dans celui de Niigata, ainsi que Niijima et Shikinejima, rattachées à Tōkyō.
Relance de la chasse à l’ours
Face à la présence croissante d’ours noirs d’Asie dans l’ouest de Tōkyō, le gouvernement métropolitain envisage de lever l’interdiction de leur chasse, en vigueur depuis près de vingt ans. Cette mesure permettrait l’abattage d’ours dans la capitale pour la première fois depuis avril 2008, afin de limiter les risques de rencontres dangereuses avec les habitants. Un incident récent a renforcé les inquiétudes : mardi, un randonneur quinquagénaire a été blessé à Hinohara après avoir chuté en croisant un ours. Selon une étude menée depuis avril 2025, Tōkyō abriterait entre 120 et 378 ours, avec une densité estimée à 0,47 individu par kilomètre carré de forêt. À l’échelle nationale, les attaques restent préoccupantes, avec cinq morts depuis avril. Toutefois, une bonne récolte de faînes dans le Tōhoku pourrait réduire les incursions d’ours dans les zones habitées cet automne.



