Dans la revue de presse de ce jeudi 9 juillet 2026, voici nos actualités : la concession importante du Parti japonais de l’innovation, la hausse des captures de thon rouge, ainsi qu’Ōsaka qui domine à nouveau Tōkyō.
Report des débats entre les partis au pouvoir
La Première ministre Sanae Takaichi et Hirofumi Yoshimura, chef du Parti japonais de l’innovation, ont décidé de reporter les débats sur la réduction du nombre de sièges à la Chambre basse après la session parlementaire en cours. Cette décision marque une concession importante pour le parti de Yoshimura, qui avait fait de cette réforme une condition de son alliance avec le Parti libéral-démocrate (PLD). Le projet, qui prévoit de supprimer 45 sièges à la proportionnelle, est fortement contesté par les partis d’opposition, qui craignent d’être pénalisés face au PLD dans les circonscriptions uninominales. Les deux partis au pouvoir préfèrent désormais concentrer leurs efforts sur la révision de la loi sur la Maison impériale et sur le projet de « capitale secondaire », cher au Parti japonais de l’innovation. Ce dernier texte pourrait favoriser Ōsaka, bastion du parti, dans sa volonté de devenir une capitale de secours en cas de catastrophe touchant Tōkyō.
Hausse des prises de thon rouge
Les pêcheurs signalent cette année une hausse anormale des captures de thon rouge dans les eaux côtières, notamment autour de Hokkaidō. Cette abondance, liée à la fois au succès des politiques de conservation et à la modification des routes migratoires sous l’effet du réchauffement des océans, pose pourtant problème. Les quotas annuels limitent fortement les prises, obligeant de nombreux pêcheurs à relâcher une partie des poissons, parfois au détriment de leurs autres captures. Le Japon dispose en 2026 d’un quota de 8 421 tonnes pour les thons rouges de plus de 30 kg dans le Pacifique occidental et central, déjà augmenté de 50 % par rapport à 2024. Face à la situation, l’Agence japonaise des pêches propose d’augmenter de 25 % le quota des grands thons l’an prochain, tout en réduisant celui des jeunes poissons afin de préserver la reproduction de l’espèce.
Ōsaka tient la corde
Ōsaka devance à nouveau Tōkyō dans le dernier Global Liveability Index de l’Economist Intelligence Unit, publié mardi. Le classement évalue 173 villes à partir de 30 indicateurs répartis en cinq catégories : santé, stabilité, culture et environnement, éducation et infrastructures. Ōsaka conserve sa 7e place, tandis que Tōkyō progresse de trois rangs pour atteindre la 10e position, portée notamment par une meilleure note en culture et environnement. Les deux métropoles japonaises obtiennent des résultats proches, mais Ōsaka se distingue par la qualité de ses infrastructures, l’accessibilité de ses services et l’offre de logements de qualité. Tōkyō conserve toutefois un léger avantage culturel. En tête du classement mondial, Copenhague reste la ville la plus agréable à vivre, devant Vienne et Melbourne. L’Asie apparaît comme la région ayant le plus progressé cette année, notamment grâce aux investissements dans les infrastructures et à l’amélioration des services de santé.



