Dans la revue de presse de ce mercredi 28 janvier 2026, voici nos actualités : le lancement officiel de la campagne électorale pour la Chambre basse, le début des négociations salariales entre les syndicats et les chefs d’entreprise, ainsi que la capture de Hiroaki Obata, chef d’un syndicat de recrutement de travailleuses du sexe.

Lancement de la campagne électorale

La campagne électorale anticipée a été officiellement lancée hier pour une durée de douze jours. Au total, 1 219 candidats se sont inscrits tous partis confondus. Ils se disputeront les 465 sièges de la Chambre basse : 289 sièges par circonscription uninominale et 176 sièges par représentation proportionnelle. Les dirigeants des partis ont débuté leurs campagnes mardi matin dans divers endroits du pays, dont la Première ministre Sanae Takaichi dans le quartier de Chiyoda à Tōkyō. Elle a déclaré devant ses partisans : « Si nous n’obtenons pas la majorité, je démissionnerai de mon poste de Première ministre ». Les chefs de l’opposition en ont profité pour critiquer cette dissolution comme l’a fait le co-leader de l’Alliance centriste pour la réforme, Toshihiko Noda, qui déclare à Hirosaki : « Nous voulions travailler, travailler plus dur pour le peuple. Pourquoi dissoudre à ce stade ? ».

Début du bras de fer annuel pour les salaires

Comme chaque année, les dirigeants de la Keidanren, la Fédération japonaise des organisations économiques, et le Rengō, la Confédération syndicale japonaise, se sont réunis pour entamer les négociations annuelles sur les salaires. L’accent est porté sur la possibilité d’un accord sur les augmentations dépassant l’inflation. Tomoko Yoshino, présidente du Rengō, a déclaré : « Négocier des augmentations salariales d’au moins 5 % pour la troisième année consécutive est un objectif minimum », tout en appelant à une augmentation, tant pour les grandes entreprises que pour les plus petites entreprises. Yoshinobu Tsutsui, président de la Keidanren, a appelé à un dialogue large : « Nous appelons toutes les entreprises à tenir des discussions actives ». En effet, les négociations entreront dans le vif du sujet le mois prochain après la soumission des demandes issues des syndicats des grandes entreprises.

Fin de la chasse à l’homme

La police métropolitaine de Tōkyō a déclaré avoir arrêté Hiroaki Obata après près d’un an de traque. L’homme de 40 ans est le chef d’un syndicat de recrutement de travailleuses du sexe, qualifié de groupe criminel vaguement organisé par la police. Retrouvé sur l’île d’Amami-Ōshima, dans le département de Kagoshima, via une information indiquant qu’une personne lui ressemblait. Son groupe est composé de plus de 1 500 membres et il aurait rapporté 4,45 milliards de yens (environ 24,305 millions d’euros) en 2022, en introduisant des femmes dans les établissements de divertissement pour adultes à travers le pays. Les réseaux sociaux et d’autres plateformes étaient les piliers de l’organisation pour opérer anonymement. Selon l’acte d’accusation, Obata aurait versé 600 000 yens (environ 3 280 euros) en espèces à un gang yakuza pour obtenir l’autorisation de recruter des femmes dans le quartier de Shibuya à Tōkyō.

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