Dans la revue de presse de ce mercredi 17 juin 2026, voici nos actualités : l’Agence internationale de l’énergie atomique qui inspectera la centrale nucléaire de Fukushima, Le Japon qui devrait lancer des pourparlers pour un partenariat avec le MERCOSUR en marge du sommet du G7, ainsi qu’une polémique liée au recrutement dans les forces armées.
La centrale nucléaire de Fukushima bientôt inspectée
Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se rendra au Japon pour un voyage de quatre jours à partir de mardi prochain. Selon Toshimitsu Motegi, le ministre des Affaires étrangères, Grossi visitera le site de la centrale nucléaire de Fukushima. Il s’y rendra afin d’assurer une surveillance supplémentaire des opérations de rejet de l’eau traitée en mer. Des institutions analytiques venues de Chine, de Corée du Sud et de Suisse l’accompagneront. En effet, la centrale de Fukushima, appartenant à la Tōkyō Electric Power Company (TEPCO) a débuté cette opération en août 2023. L’objectif : libérer de l’espace de stockage afin de permettre la poursuite des travaux de démantèlement des installations. Le Japon et l’AIEA ont convenu, en septembre 2024, de mener un suivi supplémentaire afin de vérifier le respect des normes environnementales.
Lancement de pourparlers entre le Japon et le MERCOSUR
En marge du sommet du G7 à Évian-les-Bains, le Japon a annoncé le lancement de négociations sur un accord de partenariat économique avec le MERCOSUR d’ici la fin du mois. Selon Kei Satō, le secrétaire adjoint du Cabinet, le bloc commercial sud-américain est un « marché attractif en croissance » et « est richement doté en ressources ». Le Japon espère ainsi élargir l’accès au marché pour ses automobiles et autres produits industriels, et diversifier ses approvisionnements en pétrole et en métaux critiques. Sanae Takaichi poursuit sa stratégie de diversification après les récentes restrictions chinoises sur les terres rares. Cependant, certains députés du Parti libéral-démocrate se montrent prudents à l’égard des pourparlers, avertissant que l’importation de produits tels que le bœuf et le poulet pourrait nuire aux producteurs nationaux. Selon Kei Satō, le gouvernement en tiendra compte et cherchera à protéger les secteurs agricoles lors des négociations.
Polémique sur le recrutement dans les FAD
Chikage Koga, députée du Parti démocrate constitutionnel, a affirmé lors d’une séance de la Diète que « les enfants qui rejoignent les Forces d’autodéfense sont économiquement défavorisés ». Shinjirō Koizumi, le ministre de la Défense, a rejeté cette affirmation. La députée a présenté ses excuses, et son parti l’a réprimandée. Cette déclaration s’inscrit dans une histoire plus longue de critiques visant les FAD. Car pendant des décennies, les critiques venues du monde politique et d’une partie du public ont dénigré les FAD, parfois qualifiées de « voleurs d’impôts ». À cela s’ajoutent une méfiance et un certain mépris hérités de l’image de l’armée impériale japonaise et du sentiment pacifiste d’après-guerre. Néanmoins, depuis 1995, la perception publique des FAD a commencé à évoluer positivement grâce à leurs actions lors de crises nationales : le séisme de Kōbe, l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tōkyō en 1995 et la triple catastrophe du 11 mars 2011.



