Dans la revue de presse de ce mercredi 28 octobre 2026, voici nos actualités : des personnes évacuées après le séisme de Kumamoto toujours réfugiées, le dilemme entre défense et hausse des impôts, et les premières neiges sur Hokkaidō.
Réfugiés de Kumamoto
Plus de 1 000 personnes séjournent toujours dans des centres d’évacuation en attendant des logements temporaires, trois mois après le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le département de Kumamoto le 28 juillet. Le bilan s’établit à 38 morts, et 420 blessés. Vingt et un centres restent ouverts dans sept villes : 579 évacués à Yatsushiro, soit plus de la moitié, 263 à Uki, 155 à Hikawa et 65 à Uto. Au total, 82 223 logements ont été endommagés, dont 2 585 totalement détruits. « Je ne dors pas bien et je me sens épuisé en permanence », confie Yoichi Yamaguchi, 74 ans, dont la maison a été partiellement détruite et la demande de logement temporaire refusée. « Je ne sais pas combien de mois il faudra encore avant de partir d’ici. » Le département a dévoilé mardi un projet de plan de restauration et de reconstruction, avec une feuille de route jusqu’à l’exercice 2028 : révision des manuels d’exploitation des abris, renforcement des réseaux d’eau, prise en charge physique et mentale des sinistrés, et nouvelles mesures anti-tsunami, une faille sous-marine voisine de l’épicentre n’ayant pas rompu pendant le séisme.
Dilemme de la défense
L’accélération du réarmement japonais se heurte à un nouvel obstacle : l’argent. Alors que Tōkyō veut réviser d’ici la fin de l’année ses trois documents clés de sécurité, les experts d’un panel consultatif d’État ont plaidé pour des dépenses de défense accrues et un financement stable, certains estimant que l’option d’augmenter les impôts ne doit pas être écartée. « Compter uniquement sur l’émission d’obligations d’État est inapproprié », a déclaré Atsushi Higashino, professeur à l’Université de Tsukuba, appelant à évaluer d’abord les menaces avant de fixer des cibles chiffrées. Le prochain plan, qui couvrira l’exercice 2027-2031, pourrait atteindre 70 000 à 80 000 milliards de yens, contre 43 000 milliards pour le plan actuel. Mais le moment est délicat pour la Première ministre Sanae Takaichi, engagée dans une baisse de la taxe sur la consommation alimentaire d’environ 5 000 milliards de yens par an, tandis que le yen faible renchérit les équipements importés et que le patronat du Keidanren s’oppose à de nouvelles taxes sur les entreprises. Le panel propose aussi un nouvel organisme de coordination pour associer les entreprises civiles et les technologies à double usage à la production de défense. Son rapport est attendu début décembre.
Neige à Hokkaidō
La ville de Sapporo a enregistré ses premières neiges de la saison le 28 octobre, autour de la date moyenne habituelle et cinq jours plus tard que l’an dernier, a annoncé l’observatoire météorologique local. Les premiers flocons ont également été observés à Hakodate, Muroran, Abashiri, Obihiro et Kushiro, dans chaque cas entre deux et dix jours plus tôt que la moyenne saisonnière. Selon le siège régional de Sapporo de l’Agence météorologique japonaise, une masse d’air froid habituellement observée entre fin novembre et début décembre s’est déplacée sur Hokkaidō, renforçant le schéma de pression hivernal et apportant de la neige sur une grande partie de l’île. En fin de matinée, l’épaisseur de neige atteignait 15 centimètres à Kamikawa, et 8 centimètres à Wakkanai, à la pointe septentrionale, et à Horokanai. Les températures ont chuté : -2,6 °C à Makkari, 1,9 °C dans l’arrondissement de Chūō à Sapporo. La neige devrait tomber par intermittence pendant une semaine, invitant les habitants à se préparer tôt à l’hiver.



