Dans la revue de presse de ce vendredi 9 janvier 2026, voici nos actualités : la Chine qui exploite du gaz proche des eaux japonaises, la visite du président sud-coréen à Nara, ainsi qu’un homme arrêté grâce à la plus ancienne loi du pays.
Exploitation gazière
Le gouvernement a protesté officiellement auprès de la Chine concernant le développement d’un nouveau champ gazier en mer de Chine orientale. Tōkyō a confirmé la présence d’une plate-forme de forage chinoise ancrée du côté chinois de la ligne médiane séparant les deux pays. En 2008, le Japon et la Chine s’étaient pourtant accordés sur un développement conjoint des gisements situés de part et d’autre de cette ligne. Les négociations ayant été suspendues par Pékin, la Chine a poursuivi des installations unilatérales. Le Japon craint que le gisement s’étende sous le fond marin vers sa zone, ce qui pourrait entraîner une exploitation de ressources japonaises sans accord préalable.
Visite au Japon
Le président sud-coréen Lee Jae Myung se rendra au Japon la semaine prochaine pour rencontrer la Première ministre Sanae Takaichi à Nara, dans un contexte régional tendu marqué par des manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan et des tirs nord-coréens. Cette visite intervient peu après un déplacement de Lee à Pékin, où il a rencontré Xi Jinping sans aborder de sujets sensibles. À Nara, les deux dirigeants discuteront de questions régionales et mondiales, ainsi que du renforcement de la coopération économique, sociale et culturelle. Séoul espère consolider une relation bilatérale stable et tournée vers l’avenir, malgré les différends historiques et les tensions géopolitiques persistantes.
Duel à Kabukichō
Un homme de 26 ans a été arrêté à Tōkyō pour avoir provoqué la mort d’un autre homme lors d’une rixe survenue en septembre 2025 dans le quartier animé de Kabukichō. Fait rare, la police a retenu l’infraction de duel, en vertu d’une loi de 1889 toujours en vigueur, la plus ancienne du droit pénal japonais. Les deux hommes, qui se rencontraient pour la première fois, s’étaient disputés après avoir joué au shōgi. La bagarre, largement à sens unique, a duré une dizaine de minutes. La victime est décédée trois semaines plus tard des suites de lésions cérébrales.



