Dans la revue de presse de ce mercredi 14 octobre 2026, voici nos actualités : le ministre de l’Agriculture au cœur d’un scandale, un journaliste japonais arrêté en Russie, et les estimations pour la récolte de riz 2026.
Scandale pour Kazuo Yana
L’avenir du ministre de l’Agriculture Kazuo Yana était en balance mercredi, alors que la pression s’intensifie pour qu’il s’explique sur la fourniture de navettes gratuites à ses soutiens lors d’un événement en janvier, une possible violation de la loi électorale. Ces révélations font suite aux critiques suscitées par ses propos de mai, où il évoquait de couper les budgets routiers de deux villes dont les maires ne le soutenaient pas. S’il s’est excusé et a retiré ses propos, ce scandale grandissant devient une crise politique pour le gouvernement de Sanae Takaichi, qui pourrait perturber les débats parlementaires sur des textes clés avant la fin de la session le 12 décembre. Mercredi après-midi, les partis d’opposition de la Chambre des conseillers, où ils sont majoritaires, ont décidé de déposer une motion de censure contre lui, sans valeur contraignante mais qui compliquerait l’adoption des lois. Takaichi a reconnu avoir parlé au téléphone avec Yana, tout en refusant de dire si ses actes sont illégaux. Le ministre, dont les explications sur la consultation préalable de la commission électorale de Tochigi ont varié, a annoncé qu’il continuerait ses fonctions.
Arrestation d’un journaliste
Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé mardi avoir arrêté un correspondant japonais dans l’Extrême-Orient russe, accusé d’espionnage et de collecte d’informations à caractère militaire. Il s’agit de Yuki Imai. Le journaliste du Hokkaidō Shimbun basé à Ioujno-Sakhalinsk, a été interpellé sur l’île de Sakhaline peu avant son départ prévu de Russie, puis transféré à Moscou. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, accuse Tōkyō d’utiliser ses correspondants pour recueillir des informations destinées à nuire à la sécurité du pays. La télévision d’État a diffusé les images de l’arrestation, un officiel du FSB affirmant que le journaliste collectait des données sur les habitants mobilisés pour la guerre en Ukraine. Un tribunal moscovite a ordonné sa détention jusqu’au 12 décembre. Le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, a indiqué que l’ambassade demandait un traitement humain et équitable, alors que le contact n’a pas encore été établi. L’incident survient dans des relations déjà dégradées, marquées par la visite surprise de Vladimir Poutine à Itouroup en août, île des Territoires du Nord revendiqués par le Japon.
Récolte en baisse
La récolte de riz du Japon pour 2026 est estimée à 7,4 millions de tonnes, en baisse d’environ 1 % par rapport aux 7,47 millions de tonnes de l’année précédente, a annoncé mardi le ministère de l’Agriculture. Cette prévision reste élevée malgré les craintes liées aux pluies prolongées de septembre. L’offre dépassant largement la demande, les prix du riz pourraient encore baisser. En 2025, la production avait dépassé les 7 millions de tonnes pour la première fois en quatre ans. Le calcul repose sur la récolte réelle au 25 septembre, date à laquelle environ 60 % du riz de l’année avait été moissonné. Les pluies persistantes et le manque d’ensoleillement du mois dernier ont retardé l’enquête dans certaines régions. L’impact précis de la météo sera intégré dans les chiffres du 25 octobre, publiés mi-novembre. Un responsable ministériel reconnaît que la récolte finale pourrait être plus faible, mais l’offre ne devrait pas manquer face à la demande. Les stocks privés ont atteint un niveau record grâce aux ventes des réserves gouvernementales depuis mars 2025 et à l’augmentation de la production. Tōkyō a racheté en septembre 210 000 tonnes pour reconstituer ses stocks, bien en deçà du niveau optimal d’environ 1 million de tonnes, alors que producteurs et distributeurs réclament de nouveaux rachats pour soutenir les prix.



